Hugues Aufray évoque à coeur ouvert sa foi en Jésus et ses versets bibliques préférés

Hugues Aufray, 87 ans s’est récemment confié au sujet de sa foi chrétienne au micro de Tendance Ouest.  Au cours de l’entrevue enregistrée, il évoque de manière très touchante son amour pour Jésus et pour certains textes bibliques. L’entretien lève le voile sur la foi de l’artiste qui sous tend les valeurs de tolérance, de fraternité et de contentement, véhiculées dans ses textes.

La question est posée sans détour par Jean-Luc Lefrançois, « Vous vous affirmez comme chrétien, qu’est-ce que ce terme recouvre pour vous ? », et la réponse est tout aussi claire et honnête. La conversation s’ouvre ainsi sur les racines chrétiennes d’Hugues Aufray, son grand-père paternel qu’il n’a pas connu, mais dont il a hérité ce message biblique : « On ne peut servir deux maîtres à la fois ». Le chanteur et poète évoque ensuite son attachement pour les oubliés, les délaissés, les humbles, les effacés. Il raconte de quelle manière il a été profondément ému lors d’une célébration de communion solennelle à Lourdes.

« Dans ce lieu unique au monde, j’ai en effet ressenti le sens profond des paroles : ‘Image d’Evangile vivant d’humilité’, pour évoquer ce symbole de loyauté et d’honnêteté, de don de soi. Je m’en souviens comme un des plus beaux jours de ma vie. »

C’est à la fin des années 1970, après la conversion de Bob Dylan, qu’Hugues Aufray s’est mis à lire la Bible.

« Une lecture qui m’est apparue indigeste, mais après laquelle j’ai redécouvert le Christ avec son message moderne, transparent, accessible. Et ces trois paroles qui me paraissent essentielles et suffisantes : ‘Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés’ ; ‘On ne peut servir deux maîtres à la fois : Dieu et l’argent’ ; ‘Pardonnez à vos ennemis’. »

S’il reconnaît avec humour avoir du mal à aimer ses ennemis, ces paroles de la Bible ont été un terreau pour les textes de ses chansons prônant la paix, la tolérance, l’écologie, l’entraide, la fraternité.

« Selon moi, Dieu a créé le monde et nous a créés… en laissant toutefois une part de nous inachevée, qu’il nous reste à accomplir, comme je l’exprime dans ma chanson : ‘Pour faire un homme, mon Dieu que c’est long…’ De petites morts en renaissances, tel est, tout au long de la vie, notre chemin de Pâques. Et l’aventure en vaut la peine. »

La rédaction

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