« Je continuerai à prier en son nom » : En Ouganda, une femme passée à tabac pour avoir prié trop fort

À Budaka, un village de l’ouest ougandais, Deborah Gimbo a été attaquée à son domicile alors qu’elle priait. Son mari militaire engagé en Somalie au sein d’une force de maintien de la paix de l’ONU au moment de l’attaque, était absent depuis six mois.

Trois fois par semaine, Deborah invite deux autres femmes chrétiennes dans le but de prier ensemble.  Mais leur ferveur a été mal reçue par l’entourage. Si bien que 4 hommes musulmans armés de bâtons se sont introduits dans la maison et l’ont frappée violemment, notamment au niveau du visage.

« Aujourd’hui, nous sommes venus pour vous avertir que vous devez stopper les prières bruyantes et l’utilisation du nom de Jésus dans vos prières. »

C’est l’intervention des voisins qui a sauvé Deborah. Ils l’ont ensuite conduite à l’hôpital.

Les hommes ont agi suite aux recommandations d’un chef musulman, demandant que les personnes qui prient au nom de Jésus soient combattues et soumises à des pressions jusqu’à ce qu’elles acceptent uniquement d’adorer Allah. Dans le cas d’un refus, les personnes devraient être tuées.

Mais Deborah a choisi de demeurer ferme dans sa foi.

« Je ne peux pas arrêter de prier, et plus encore, Jésus est mon Seigneur et mon Sauveur, et je continuerai à prier en son nom. »

Il ya quelques semaines, c’est l’église du village de Lyama qui a été prise pour cible. Le bâtiment a été complètement détruit. Le pasteur et les chrétiens sont menacés. Le pasteur Simon Mustafa Waseke, un ancien musulman converti à Christ en 2017 témoigne :

« Nous étions plusieurs chrétiens autrefois musulmans, j’ai donc décidé de construire une église et de nombreux nouveaux convertis de l’islam se sont ajoutés. Quelques mois plus tard, nous étions 35 membres. »

Mais les musulmans radicaux ont décidé de faire place nette.

« Une bande de musulmans radicaux est entrée dans l’enceinte de l’église et a démoli l’immeuble de l’église en criant ‘Allah Akbar [Allah est plus grand]. Plus de prières dans cet endroit, sinon vous perdrez tous votre vie’, et en peu de temps l’église était au sol. »

Le Pasteur Waseke est désormais protégé par la police, mais redoute les représailles contre sa congrégation.

« Même si je suis protégé par la police, je ne suis pas sûr de la sécurité des membres de l’église, qui ont maintenant très peur. »

la Constitution Ougandaise garantit la liberté religieuse et les musulmans ne représentent pas plus de 14% de la population. Plus de 80% des habitants se déclarent chrétiens.

Malgré cela, les attaques anti-chrétiennes se multiplient et la persécution des chrétiens s’intensifie notamment dans l’est de l’Ouganda.

La rédaction

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