La Cour suprême des Etats-Unis autorise un pasteur à imposer les mains à un condamné à mort lors de son exécution

Après plusieurs mois de délibérations, la Cour suprême des Etats-Unis a autorisé la demande de John Henry Ramirez, un condamné à mort au Texas qui souhaitait que son pasteur soit présent lors de son exécution pour lui imposer les mains et prier à voix haute. 

En septembre dernier, John Henry Ramirez, condamné à mort au Texas, a obtenu un sursis après que son avocat, Seth Kretzer ait fait valoir que l’État violait sa liberté religieuse en n’autorisant pas la pasteure qui l’accompagne depuis plusieurs années à lui imposer les mains et à prier à voix haute au moment de son injection létale.

Jeudi, après quatre mois de délibération, la Cour suprême des Etats-Unis a répondu favorablement à la demande du détenu.

« La Cour estime en outre aujourd’hui que l’État ne peut pas empêcher un conseiller religieux de se livrer à au moins quelques prières audibles et à des contacts physiques avec le détenu pendant qu’il se trouve dans la salle d’exécution. »

Le juge en chef, John G. Roberts Jr. qui écrit au nom de la majorité, a déclaré que si les États peuvent imposer des limites à ces pratiques, les interdire est inacceptable.

Il ajoute que bien que la Cour « conclue que l’État a un intérêt impérieux à assurer la sûreté, la sécurité et la solennité de la salle d’exécution », elle estime que ces préoccupations peuvent être résolues autrement. Par exemple en « limitant le volume des prières afin que les responsables médicaux puissent surveiller l’état médical du détenu », en exigeant « le silence pour les moments critiques du processus d’exécution » ou encore en soumettant « les conseillers à une révocation immédiate pour le non-respect d’une règle ».

Le juge Clarence Thomas est le seul des neuf juges de la Cour suprême à s’être opposé à cette décision. Il s’est montré sceptique quant à la sincérité du détenu, dénonçant une « réclamation manifestement abusive et peu sincère ». Il a notamment évoqué les demandes faites à plusieurs reprises par John Henry Ramirez, qui sont, selon lui, injustifiés et ont pour but de retarder son exécution.

En 2004, John Henry Ramirez a été condamné à la peine de mort pour le meurtre de Pablo Castro, un employé d’une épicerie qu’il a poignardé à 29 reprises lors d’un vol.

Camille Westphal Perrier

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