La Fédération protestante de France interpelle les candidats à la présidentielle sur le développement de la justice sociale au sein de l’UE

Toutes les semaines jusqu’à l’élection présidentielle, la Fédération protestante de France (FPF) aborde une nouvelle thématique dans son « adresse du protestantisme » pour les candidats. Cette semaine, elle les interroge sur le développement de la justice sociale dans les pays membres de l’Union européenne. 

La Fédération protestante de France (FPF) a publié lundi 31 janvier une « adresse du protestantisme » aux candidats à la présidentielle, dont elle espère des réponses pour « éclairer » le vote de chacun.

En dix thèmes et dix questions, les protestants entendent mettre l’accent sur « les principaux sujets qui les préoccupent et sur lesquels ils sont eux-mêmes engagés ».

Des experts, des personnes en responsabilité dans l’église ou au sein d’actions sociales, énoncent ainsi chaque semaine leurs questions aux candidats.

Cette semaine, c’est le futur président de la Fédération protestante de France (à compter du 1er juillet 2022), Christian Krieger, qui est également président de la Conférence des Eglises européennes (KEK) et président de l’Église réformée d’Alsace-Lorraine, qui s’adresse aux candidats au sujet du développement de la justice sociale dans les pays membres de l’Union européenne.

Il débute son propos en évoquant les 20 recommandations du Socle européens des droits sociaux adopté en 2017 qu’il regroupe autour de trois questions : « l’égalité des chances dans l’accès au marché du travail », « des conditions équitables de travail » et « davantage de protection et d’insertion sociales ».

Afin d’apporter une « contribution adéquate » à la réalisation de ces objectifs européens, Christian Krieger rappelle que les « les états membres de l’UE sont appelés à fixer des objectifs nationaux ambitieux selon leurs spécificités ».

Cependant, affirme-t-il, « les églises européennes sont forcées de constater l’accroissement des injustices sociales, révélé particulièrement durant la période de la pandémie ».

Une promesse sociale d’inclusion

Se référant à la Bible, le pasteur met en lumière le terme hébreu désignant la justice, « Tsedaqah », un terme qui comporte « à la fois la notion de justice et de miséricorde ».

« La justice biblique s’écrit à la confluence de la rigueur et de la compassion, de l’exigence et de la compréhension, du jugement et du pardon. »

Une sémantique, estime-t-il qui « développe donc la vision d’une promesse sociale d’inclusion ».

« Pour renforcer la résilience des citoyens des pays européens, pour conforter leur confiance en l’avenir, pour pérenniser nos démocraties menacées par des discours instrumentalisant les peurs, et pour mieux vivre les mutations en cours, nos sociétés ont besoin d’être porteuses d’une promesse de justice », conclut-il.

Voici la question que Christian Krieger adresse aux candidats :

Quelles mesures proposez-vous pour mettre en oeuvre la contribution de la France à cet ambitieux projet de développement de la justice sociale dans les pays membres de l’UE ?

Camille Westphal Perrier

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