La Samaritaine : Réouverture du grand magasin au nom biblique

Seize ans après la fermeture du grand magasin par mesure de sécurité, la Samaritaine, empire commercial né de la vision d’Ernest Cognacq et de son épouse Marie-Louise Jaÿ en 1870, a réouvert ses portes mercredi 23 juin.

La Samaritaine connait une nouvelle jeunesse ! Fermé en 2005 par mesure préfectorale, il aura fallu près de seize ans pour mener à bien la rénovation du grand magasin au nom biblique. Ses bâtiments de style art déco et art nouveau, œuvre des architectes Frantz Jourdain et Henri Sauvage, sont installés rue de la monnaie dans le 1er arrondissement de Paris.

Une rénovation à hauteur de 750 millions d’euros rapporte Le Monde, grâce à LVMH qui a annoncé en 2010 avoir pris le contrôle du grand magasin. L’espace de vente a été réduit pour laisser la place à 13 000m2 de bureau, une crèche ainsi que des logements sociaux.

 

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Tout a commencé rue du Pont Neuf, où Ernest Cognacq, vendeur de tissus décide de monter un commerce en 1870, il est rapidement rejoint par son épouse, Marie-Louise Jay, ancienne vendeuse au Bon Marché. Ensemble ils vont créer ce qui va devenir un des magasins les plus mythiques de la ville lumière.

Mais d’où vient le nom de l’enseigne ? 

Le nom du magasin, La Samaritaine, fait référence à une pompe à eau construite sous le règne de Henri IV présente sur le Pont Neuf qui approvisionnait le quartier du Louvre d’après le magazine Geo. Elle était ornée d’une scène biblique présente au chapitre 4 versets 4 à 29 de l’Evangile de Jean, la fameuse rencontre entre Jésus et une Samaritaine.

Dans cette histoire de la Bible, Jésus arrive en Samarie après un long voyage et s’assoit au bord d’un puit. Une samaritaine vient alors puiser de l’eau. À cette époque, il est de coutume pour les Juifs de ne pas adresser la parole aux Samaritains, un peuple qu’ils méprisent. Cependant, fidèle à lui même Jésus n’hésite pas à parler à la femme, et lui demande de lui puiser de l’eau. Une demande de la part d’un Juif qui surprend la samaritaine. C’est alors que Jésus lui parle de l’eau vive, la seule qui peut réellement étancher la soif, celle donnée par le fils de Dieu.

« Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire ! Tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive. »

Jésus va ensuite déclarer des vérités sur la vie de cette femme, qu’il n’a jamais rencontré auparavant. Elle reconnait  alors en lui le Messie et s’empresse d’aller l’annoncer dans la ville.

La pompe et son ornement ont été détruits en 1813, mais le nom est resté et lorsque Ernest Cognacq a installé son premier magasin, c’est dans l’arrière boutique d’une échoppe appelée La Samaritaine. Un nom qu’il gardera au fil des agrandissements et transformations de sa célèbre enseigne.

Camille Westphal Perrier

Crédit image : expatpostcards / Shutterstock.com

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