Le missionnaire Pierluigi Maccalli dit avoir vécu sa captivité « en priant »

« Le père Pierluigi n’a jamais été aussi missionnaire qu’au cours de ses deux années d’emprisonnement. Nous identifions souvent la mission à ‘faire des choses’, mais la mission, c’est avant tout de laisser Dieu agir dans nos vies. […] La vie du père Pierluigi n’a jamais été aussi fructueuse que ces deux dernières années. »

Pierluigi Maccalli , prêtre italien de la Société des Missions Africaines, a été libéré le 8 octobre dernier après deux années de captivité au Mali. Des membres de sa communauté témoignent de ses conditions de détention et de l’espérance apportée par sa libération.

Le prêtre avait été enlevé le 17 septembre 2018 au Niger, puis retenu au Mali. Il vient d’être libéré aux côtés de l’humanitaire française Sophie Petronin, de Nicola Chiacchio et de l’opposant politique malien Soumaïla Cissé.

Vito Girotto, son confrère de la Société des Missions Africaines, confie que le missionnaire a été bien traité par ses ravisseurs et raconte auprès de l’Agence Fides leur premier contact téléphonique.

« Samedi, j’ai parlé pendant dix minutes environ avec le Père Maccalli. Il m’a appelé et m’a immédiatement demandé comment est la situation dans sa mission de Bomoanga. Je lui ai répondu que j’avais vu une petite vidéo sur Whatsapp, montrant la population du village qui manifeste sa joie pour sa libération, en priant, en chantant et en dansant dans l’église qu’il a construite. Je lui ai dit que depuis son enlèvement jusqu’à sa libération, nombreux sont ceux qui ont prié afin qu’il soit bientôt libéré. J’ai dû aussi lui donner des nouvelles moins belles comme la fermeture de l’école primaire catholique de N’Goula, la suspension de l’alphabétisation dans toute la zone gourmantché, mon départ forcé de Makalondi la nuit même de son enlèvement. J’ai indiqué au Père Maccalli les difficulté des prêtres diocésains à atteindre les missions que nous avons quitté à cause du manque de sécurité. »

Il précise que quand il lui a demandé comment il avait vécu ce temps de captivité, Pierluigi Maccalli avait répondu, “en priant”.

Pour l’archevêque tanzanien et secrétaire de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples, Protase Rugambwa, cette libération est “un grand signe d’espoir pour nous tous, pour l’Afrique et pour l’Église universelle”.

« C’est le signe et le témoignage vibrant que la grâce du Christ agit et redonne aujourd’hui l’espérance, dans des situations marquées par la violence, les conflits, les pandémies. Cette libération nous montre que la grâce du Christ est plus forte que toute difficulté et que nous devons toujours avoir confiance en Lui. »

Selon lui, “la vie du père Pierluigi n’a jamais été aussi fructueuse que ces deux dernières années”.

« Le père Pierluigi n’a jamais été aussi missionnaire qu’au cours de ses deux années d’emprisonnement. Nous identifions souvent la mission à ‘faire des choses’, mais la mission, c’est avant tout de laisser Dieu agir dans nos vies. […] La vie du père Pierluigi n’a jamais été aussi fructueuse que ces deux dernières années. »

M.C.

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