Le scandale des prélèvements d’organes sur les prisonniers d’opinion et les minorités religieuses en Chine révélé aux Nations Unies

Parmi les centaines de milliers de victimes de ces « saisies forcées d’organes » en Chine, des chrétiens d’églises de maison.

Hamid Sabi, avocat au China Tribunal, s’est exprimé fin septembre devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, au sujet des prélèvements d’organes sur les prisonniers d’opinion et les minorités religieuses, « principalement des pratiquants du Falun Gong, mais aussi des Tibétains, des Ouïghours et des chrétiens d’églises de maison ».

Il s’agit selon lui de « l’une des pires atrocités de masse de ce siècle ». Des « centaines de milliers de victimes » sont concernées par cette « saisie forcée d’organes », depuis des années et aujourd’hui encore.

Le China Tribunal évoque sur son site internet plusieurs preuves de cette barbarie : les « délais d’attente extrêmement courts (promis par les médecins et les hôpitaux de la République populaire de Chine) pour que des organes soient disponibles pour une transplantation », le « nombre d’opérations de transplantation effectuées » qui ne correspond pas au nombre de « donneurs éligibles », ainsi que le « développement massif d’infrastructures d’installations et de personnel médical pour les opérations de transplantation d’organes ».

Une étude australienne analysait en 2018 la « conformité aux normes éthiques dans la déclaration des sources de donneurs et l’évaluation éthique dans les publications examinées par des pairs portant sur la transplantation d’organes en Chine ». Elle s’intéressait à des publications scientifiques qui faisaient état de « résultats de recherches impliquant des receveurs de coeurs, de foies ou de poumons transplantés en Chine continentale ». Ainsi, l’analyse de 445 études a mené à la publication de ce résultat :

« 445 études incluses ont rapporté les résultats de 85 477 transplantations. 412 (92,5%) n’ont pas indiqué si les organes provenaient ou non de prisonniers exécutés ; et 439 (99%) n’ont pas signalé que des sources d’organes avaient donné leur consentement pour une transplantation. En revanche, 324 (73%) ont déclaré avoir été approuvés par une CISR. Parmi les documents affirmant qu’aucun organe de prisonnier n’était impliqué dans les greffes, 19 concernaient 2688 greffes réalisées avant 2010, lorsqu’il n’y avait pas de programme de donneurs volontaires en Chine. »

Le China Tribunal précise que si des « audiences parlementaires dans plusieurs pays ont recueilli des témoignages sur le sujet » et que « certaines ont adopté une législation en réponse », « à ce jour, aucune enquête n’a été ouverte sur les crimes, le cas échéant, commis par de tels prélèvements forcés d’organes par l’État chinois ou des organismes approuvés par l’État ».

M.C.

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