L’enfer : Entre fascination et répulsion

L’enfer – et tous les éléments périphériques qui lui sont attachés – fascine. « La salsa du démon » se hisse dans le top des chansons les plus diffusées en soirées festives. La fête d’Halloween a gagné depuis 25 ans ses lettres de noblesse dans une société occidentale pourtant étrangère aux racines de cet hommage aux sorcières, zombies et personnages assimilés.

Et le mot enfer lui-même est entré dans le langage courant, désignant des situations difficiles et douloureuses, la plupart du temps très en-dessous de ce que l’enfer véritable recèle d’horreurs.

Certains, refusant de croire qu’un Dieu d’amour puisse laisser ses créatures passer l’éternité dans un tel lieu d’atrocités, ont tout simplement décidé que l’enfer n’existait pas et que, tel que le chantait Michel Polnareff, « on ira tous au paradis ».

L’imagerie populaire s’est forgée une certaine idée de l’enfer, laquelle serait pour les autres, tous ces « pourris » qui font du mal aux innocents, mais évidemment jamais pour soi.

Cette vision-là de l’enfer révèle évidemment une forme d’orgueil.

Si je suis convaincu que seuls les autres méritent l’enfer, eux qui font tellement plus de mal que moi, alors n’y ai-je pas aussi – au moins un peu – ma part ? Ne serions-nous pas tous voués à cet enfer dont personne ne veut ?

En tant que chrétiens, nous aimons nous référer aux paroles de bénédiction et d’amour prononcées par Jésus. Et nous avons raison de le faire.

Mais il serait malhonnête – ou tout du moins incomplet – de ne jamais mentionner aussi les mises en garde qu’il nous a transmises.

Si Dieu est juste, alors nous sommes confiants qu’il fera ce qui est juste. Mais ce n’est pas à nous, avec nos repères culturels et nos croyances, de définir la justice de Dieu. Notre compréhension de la justice est liée à notre morale, mais la morale de Dieu n’est-elle pas très au-dessus de la nôtre ? Et sa justice, ne surpasse-t-elle pas le sens et l’action de la justice conçus par nos esprits humains à partir de notre condition humaine, limitée et mortelle ?

Alors qu’en est-il de cet enfer dont tout le monde parle mais dont personne – ou presque – n’est revenu pour nous en parler ? Tout ce qu’on dit sur lui est-il juste ? A-t-on raison d’en avoir peur ? De l’ignorer ?

Pour y voir plus clair sur ce sujet, nous vous offrons un extrait du livre « L’enfer ignoré » de Francis Chan, en collaboration avec eXcaléo et les Editions BLF. Vous pouvez le télécharger ici.

Pascal Portoukalian

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