Les Nations Unies au secours du pasteur Youcef Nadarkhani détenu en Iran

Le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire vient de rendre un rapport sur la privation de liberté de Youcef Nadarkhani.

Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire s’est exprimé sur le cas du pasteur Youcef Nadarkhani, qui endure la persécution et les poursuites judiciaires depuis de nombreuses années en Iran. Il demande à l’Iran de « prendre les mesures nécessaires pour remédier sans délai à la situation de M. Nadarkhani ».

Dans un rapport publié le 18 février, le groupe de travail stipule que « la privation de liberté de M. Nadarkhani est arbitraire », que cette discrimination est « fondée sur la croyance religieuse ». Au sujet de cette privation de liberté religieuse, le groupe affirme :

« Compte tenu de sa conclusion selon laquelle la privation de liberté de M. Nadarkhani est arbitraire dans la catégorie II, le groupe de travail tient à souligner qu’en pareilles circonstances aucun procès ne devrait avoir lieu. Cependant, comme son procès a eu lieu, le Groupe de travail va maintenant examiner les violations alléguées du droit à un procès équitable et à une procédure régulière. »

Le groupe de travail va jusqu’à dénoncer « une détention arbitraire généralisée ou systémique en Iran » et précise que cela constitue « une violation grave du droit international ».

« Au cours de ses 29 ans d’existence, le Groupe de travail a constaté que l’Iran avait violé ses obligations internationales en matière de droits de l’homme dans environ 40 cas Le Groupe de travail est préoccupé par le fait que cela indique une détention arbitraire généralisée ou systémique en Iran, ce qui constitue une violation grave du droit international. Le devoir de se conformer aux normes internationales relatives aux droits de l’homme incombe à tous les organes, officiers et agents de l’État ainsi qu’à toutes les autres personnes physiques et morales. Le Groupe de travail rappelle que dans certaines circonstances, l’emprisonnement systématique ou toute autre privation grave de liberté en violation des règles du droit international peuvent constituer des crimes contre l’humanité. »

Ainsi, le groupe de travail « demande au Gouvernement de la République islamique d’Iran de prendre les mesures nécessaires pour remédier sans délai à la situation de M. Nadarkhani et la mettre en conformité avec les normes internationales pertinentes, y compris celles énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ».

M.C.

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