Les plateformes de seconde-main mettent en péril le modèle économique d’Emmaüs

Les grosses plateformes de vente de vêtements de seconde-main, mettent en péril le modèle économique d’Emmaüs France selon sa directrice générale, Valérie Fayard.

« Le contraire de la misère ce n’est pas la richesse. Le contraire de la misère, c’est le partage » affirmait l’abbé Pierre, fondateur d’Emmaüs.

Le partage et le don d’objet sont en effet au coeur du projet de l’association. Le Mouvement Emmaüs compte aujourd’hui 122 communautés sur le territoire français. Ce sont des lieux d’accueil, de vie, de solidarité qui fonctionnent sans aucune subvention et uniquement grâce à la récupération d’objets.

Un modèle économique qui est aujourd’hui menacé par l’émergence des plateformes de vente de seconde-main selon la directrice générale déléguée d’Emmaüs France, Valérie Fayard.

Interrogée par Le Monde dans un article publié le 22 janvier, elle affirme que plutôt que de donner des vêtements à Emmaüs, « les gens vont avoir pour premier réflexe d’essayer de les vendre sur les plateformes ». Une démarche qui « induit une baisse de la qualité des dons » et qui pourrait « mettre en péril » le modèle économique d’Emmaüs qui « donne du travail à beaucoup de gens ».

« Ce ne sont pas des vieilleries mais des petits trésors », peut-on entendre dans l’épisode 1 de la saison 2 du podcast d’Emmaüs intitulé « Un autre monde » qui se penche sur les coulisses de l’organisation. Cet épisode explore plus particulièrement le parcours et l’impact du don à travers une visite de la communauté de Poitiers.

« C’est grâce à cette circulation du don que la communauté vit », rappelle la voix off du podcast.

Camille Westphal Perrier

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