« Les sacrifices d’enfants sont réels » : Un pasteur révèle l’horreur de la sorcellerie en Ouganda

« Quel niveau d’injustice et de souffrance de penser que des mères ou des pères puissent faire cela à leur propre enfant. C’est pour ça que nous pleurons et que nous disons qu’il est urgent de régler cela immédiatement. »

Peter Sewakiryanga est le fondateur de Kyampisi Childcare Ministries, organisme qui lutte pour mettre fin au sacrifice d’enfants. Il raconte dans une interview glaçante à ABCMedia l’horreur de ces pratiques de sorcellerie, « communes et croissantes », en Ouganda, mais aussi, selon lui, en Tanzanie et au Kenya.

« Les sacrifices d’enfants sont réels. Ce n’est pas un mythe. C’est une réalité et cela se produit à grande échelle en Ouganda. »

La sorcellerie est une pratique religieuse en Ouganda. Mais pour Peter, quand il s’agit de sacrifier des enfants au lieu des chèvres et des poulets, cela ne relève plus de la religion, mais des Droits de l’Homme. Alors le pasteur explique son combat, et celui de son équipe pour sauver ces enfants à temps, et poursuivre les auteurs de ces abominations en justice.

L’histoire se répète généralement de la même manière. Le sorcier manipule les familles, qui espèrent ainsi devenir riches, avoir une protection, ou recevoir une bénédiction spécifique. Il explique aux parents que le sang des enfants est bien plus puissant que celui des poulets et des chèvres.

« Ils leur disent ‘Regardez, nous avons tout sacrifié et rien n’est arrivé. Le meilleur moyen, c’est de sacrifier un enfant’. »

Alors les parents amènent leur enfant, ou payent pour qu’un autre enfant soit kidnappé et sacrifié.

Peter raconte alors l’histoire de ce père, qui, l’année dernière, a amené son fils de 6 ans auprès du sorcier, et qui raconte comment il l’a sacrifié, en le décapitant. Ou encore l’histoire de cette mère, qui a fait de même à sa fille de un an. Des parties de leurs corps sont coupées, le plus souvent, les parties du visage et les parties génitales, afin d’être associées à des préparations.

« Quel niveau d’injustice et de souffrance de penser que des mères ou des pères puissent faire cela à leur propre enfant. C’est pour ça que nous pleurons et que nous disons qu’il est urgent de régler cela immédiatement. »

Parfois, il arrive que l’équipe de Peter intervienne à temps et libère un enfant kidnappé par un sorcier. C’est ce qui est arrivé le 19 novembre dernier.

Ces enfants sont alors envoyés en Australie, où ils bénéficient de soins chirurgicaux. Ils sont aussi pris en charge par l’équipe de Peter et restent sous leur protection tant qu’ils courent le moindre danger.

Malheureusement, les survivants sont peu nombreux.

« Il y a peu de survivants, en comparaison du nombre d’enfants attaqués. La plupart des enfants meurent. »

L’équipe de Peter s’engage alors auprès des autorités locales pour faire arrêter les coupables et les traduire en justice. Elle est soutenue dans ce combat par Droplets in Stream, afin de prendre en charge financièrement les poursuites. M. Callanan, son directeur explique qu’il faut également financer la police pour qu’elle puisse agir.

« Notre but est de faire justice, d’aider Peter à faire justice, de faire connaître ce fait et d’appliquer une pression internationale sur le gouvernement ougandais. La police est volontaire, mais elle n’a simplement pas le financement. Nous avons littéralement dû payer les salaires de la police, louer une voiture pour eux, faire le plein de carburant, payer les ordonnances du tribunal. C’est tellement étrange que c’est difficile à comprendre. Vous appelez la police pour qu’elle enquête sur un crime et elle répond qu’elle n’a pas d’essence. »

Ce mois-ci, l’organisme de Peter a pu arrêter un sorcier qui avait tué un enfant de 5 ans.

M.C.

Crédit Image : Lukas Maverick Greyson / Shutterstock.com

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

SOUTENIR INFO CHRÉTIENNE

Info Chrétienne étant un service de presse en ligne reconnu par le Ministère de la Culture, votre don est déductible de vos impôts à hauteur de 66%.