Liberté religieuse : La commission américaine lance une « bombe dans la communauté des droits de l’homme »

Le rapport annuel de l’USCIRF sur la liberté religieuse internationale vient d’être publié.

La commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) vient de publier son rapport annuel afin de « faire progresser la liberté internationale de religion ou de conviction ». Neuf commissaires sont nommés à l’URSCIF, parmi lesquels Johnnie Moore. Il compare ce rapport à une « bombe ».

« Pour un très petit budget, chaque année, le gouvernement des États-Unis lâche cette bombe dans la communauté des droits de l’homme qui résonne aux quatre coins du monde. »

Comme l’a noté l’Aide à l’Église en Détresse dans son rapport, la crise sanitaire a également marqué la question de la liberté religieuse dans le monde. Si Gayle Manchin, présidente de l’USCIRF, pointe dans ce contexte des avancées positives, elle dénonce également un impact négatif auprès de certaines communautés religieuses et précise que l’USCIRF y restera vigilante.

« Cette dernière année a été difficile pour la plupart des pays qui ont essayé d’équilibrer les préoccupations de santé publique avec le droit fondamental à la liberté de religion ou de conviction. Bien que certains gouvernements aient profité des restrictions pour cibler des communautés religieuses spécifiques, nous avons été encouragés par les mesures positives prises par divers pays. Par exemple, à la suite d’épidémies de COVID-19, de nombreux prisonniers d’opinion ont été congédiés ou libérés, comme en Érythrée. L’ USCIRF continuera de surveiller comment les pays réagissent et se remettent du COVID-19, et si l’assouplissement des restrictions est juste pour les personnes de toutes confessions et non-croyants. »

Cette année, l’USCIRF conseille au Département d’État de placer 14 pays dans la liste des « pays particulièrement préoccupants », à cause des « violations systématiques, continues et flagrantes » organisées ou tolérées par les gouvernements. Parmi ces 14 pays, 10 figuraient déjà sur la liste, la Birmanie, la Chine, l’Érythrée, l’Iran, le Nigeria, la Corée du Nord, le Pakistan, l’Arabie saoudite, le Tadjikistan et le Turkménistan. D’autres viennent grossir la liste. C’est le cas de l’Inde, de la Russie, de la Syrie et du Vietnam.

Douze autres pays figurent sur la « liste de surveillance spéciale » : Cuba, le Nicaragua, l’Afghanistan, l’Algérie, l’Azerbaïdjan, l’Égypte, l’Indonésie, l’Irak, le Kazakhstan, la Malaisie, la Turquie et l’Ouzbékistan. Contrairement à l’année précédente, le Bahreïn, la République centrafricaine et le Soudan n’y figurent pas car l’USCIRF estime que « bien que les préoccupations relatives à la liberté religieuse demeurent dans les trois pays, les conditions de l’année dernière n’ont pas atteint le seuil élevé requis pour recommander » l’ajout à cette liste.

Une dernière liste pointe les « entités particulièrement préoccupantes », sept acteurs non-étatiques réputés pour leurs « violations systématiques, continues et flagrantes » : al-Shabaab, Boko Haram, les Houthis, Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), l’État islamique dans le Grand Sahara (ISGS), Jamaat Nasr al- Islam wal Muslimin (JNIM) et les talibans.

Pour Johnnie Moore, ce rapport a une mission, « crier à pleins poumons » pour s’assurer que ces violations ne se fassent pas « dans l’ombre ».

« Nous ne les laissons pas dormir une nuit sans crier à pleins poumons de manière bipartisane républicaine et démocrate pour s’assurer qu’ils peuvent faire ce qu’ils ont choisi de faire mais ils ne le feront pas dans l’ombre. »

Ce commissaire, chrétien évangélique, interpelle également les chrétiens :

« Il est temps que les chrétiens fassent ce que l’apôtre Paul les a appelés à faire, c’est-à-dire prier pour ceux qui sont en prison comme s’ils étaient là avec eux. »

M.C.

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