L’USCIRF « implore » l’Égypte de libérer l’activiste copte Ramy Kamel

« Le gouvernement doit reconnaître que c’est la détention de défenseurs des droits de l’homme et de la liberté religieuse comme Ramy Kamel qui nuit profondément à l’image internationale du pays, et non les efforts sincères de ces défenseurs pour faire de l’Égypte une société plus inclusive et juste. »

Le 23 novembre 2019, Ramy Kamel, défenseur des droits des chrétiens coptes égyptiens, était arrêté, à 5 jours seulement de témoigner à Genève lors du Forum des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités. Toujours en détention aujourd’hui, sa santé est en « déclin rapide », et ce dans un contexte sanitaire complexe. La Commission des États-Unis sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) « implore » le gouvernement égyptien de le « libérer immédiatement ».

« L’USCIRF implore le gouvernement égyptien de libérer immédiatement M. Kamel et de rejeter toutes les charges retenues contre lui, après plus d’un an de détention provisoire injuste. Son engagement de toute une vie à mettre en lumière la lutte de la communauté chrétienne copte pour obtenir la pleine liberté religieuse et d’autres droits en tant que citoyens égaux de l’Égypte rend cette situation encore plus troublante. Le gouvernement devrait profiter de cette occasion pour montrer son soutien à la communauté copte, y compris à ceux qui militent en son nom, en libérant M. Kamel. »

Ramy Kamel est resté en détention depuis son arrestation en 2019, en grande partie à l’isolement. L’USCIRF déplore que les procureurs n’aient pas « arrangé une date de procès, communiqué des accusations détaillées ou fourni des preuves documentées comme l’exige la loi ».

Le commissaire de l’USCIRF, Frederick Davie, dénonce l’absence de « tolérance » de l’Égypte « pour les citoyens ».

« L’Égypte a démontré à plusieurs reprises que, même si elle fait des progrès vers l’amélioration des conditions de liberté religieuse, elle n’a aucune tolérance pour les citoyens individuels qui appellent aux mêmes réformes. Le gouvernement doit reconnaître que c’est la détention de défenseurs des droits de l’homme et de la liberté religieuse comme Ramy Kamel qui nuit profondément à l’image internationale du pays, et non les efforts sincères de ces défenseurs pour faire de l’Égypte une société plus inclusive et juste. »

M.C.

Crédit image : Sun_Shine / Shutterstock.com

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