Un mouvement de subversion religieuse et politique initié par Podesta et son entourage démocrate

La campagne électorale pour l’élection présidentielle aux États-Unis a été l’occasion pour le lanceur d’alerte Wikileaks de faire diverses révélations sur l’équipe de Hillary Clinton, très souvent mises sous le tapis par les principaux médias américains, même européens. Parmi elles, des échanges de courriels impliquant le directeur de campagne de la désormais ex-candidate démocrate, John Podesta, avant qu’il n’occupe ce poste et pendant la course électorale. La lecture de ces messages permet de voir la volonté d’affaiblir de l’intérieur les églises en créant des faux-nez, ou encore instruit sur les actuelles manifestations contre le Président élu, Donald Trump, soutenues par le milliardaire George Soros et John Podesta.

Lire par dessus l’épaule de quelqu’un sans son autorisation relève de l’indélicatesse, et Wikileaks met parfois la sécurité des États en danger sous l’irresponsable prétexte du droit à l’information sans filtre. Cependant, l’ONG fournit d’intéressantes révélations aux peuples concernant des choix dont ils devraient avoir connaissance ou quant aux tentatives de manipulation de l’opinion publique. Mi-octobre, l’organisation a fourni des courriels montrant la participation de John Podesta au lancement d’un « Printemps catholique » aux États-Unis, à l’instar du Printemps arabe.

L’entrisme de démocrates anti-catholiques dans l’Église catholique

Un échange datant des 10 et 11 février 2012, entre et John Podesta et Sandy Newman, président de Voices for Progress, une ONG dont la page Internet assure qu’elle milite pour la démocratie, contre le lobbyisme ou le réchauffement climatique. Dans cette discussion, Newman affirme la nécessité d’un « Printemps catholique » au sujet de la sexualité. 98 % des femmes catholiques ont eu recours à la contraception, dit le courriel, alors que la doctrine catholique s’y oppose. Sandy Newman propose : « Il faut un Printemps catholique au cours duquel les catholiques exigent que cesse la dictature moyenâgeuse et que l’Église catholique s’ouvre à la démocratie et au respect de l’égalité des genres. » A ce courriel, Podesta répond : « Nous avons créé Catholics in Alliance for the Common Good afin d’organiser un moment tel que celui-ci. Mais je pense qu’il ne dispose pas des guides nécessaires pour y parvenir maintenant. Cela vaut également pour Catholic United. A l’instar de la plupart de ces mouvements de printemps, je crois que celui-ci devra partir de la base. J’en discuterai avec Tara, Kathleen Kennedy est l’autre personne à consulter. »

Sandy Newman approuve : « Très bien ! Je suppose que l’on peut imaginer que quelques organisateurs suscitent une ou deux manifestations (à la manière d’Occupy Wall Street) très en vue qui seraient l’étincelle. Mais c’est une énigme que certains événements très peu planifiés embrassent un mouvement de façon imprévue, tandis que d’autres bien mieux modelés par des organisateurs expérimentés ne prennent pas. »

Cette association de catholiques unis pour le bien commun se présente sur la Toile comme une organisation dans la ligne de la mission sociale défendue par le Pape François, concernée par l’impact des décisions politiques sur les exclus.

La lecture de ces courriels permet de comprendre la raison d’être de Catholics in Alliance for the Common Good, une organisation qui a davantage à voir avec un agenda politique qu’avec des préoccupations de charité chrétienne. La page Problématiques sur le site du mouvement indique par exemple que « la vision catholique pour le bien commun est une invitation radicale à ce que le Pape François appelle la révolution de la tendresse […] La grâce divine règne dans cette nouvelle communauté. Ici, les derniers sont les premiers, les pauvres sont bénis, et les ennemis aimés. Les vies noires comptent ici [Black lives matter]. Les LGBTQ comptent ici ; et il en va de même de toutes ces vies des réfugiés, des prisonniers, des non-nés, et de tous ceux qui souffrent de la déshumanisation, de l’exclusion et de l’injustice. » Il s’agirait de rassembler aussi bien ceux qui s’opposent à la doctrine catholique sur la sexualité que ceux qui défendraient la vie à venir ; ceci dans le but de modifier progressivement la perception des plus conservateurs (?).

Dans un autre échange, plus ancien, du 11 avril de l’année précédente, toujours publié par Wikileaks, mais qui ne montre pas une éventuelle réponse de John Podesta, en copie, Jennifer Palmieri, plus tard directrice de la communication pour l’ex-candidate Clinton, et John Halpin, président du Center for American Progress, se moquent des catholiques et estiment que s’il y en a tant chez les républicains, c’est parce qu’il s’agit d’une religion socialement plus acceptable que celle des évangéliques. Alors que Halpin qualifie le catholicisme de « déformation bâtarde de la foi » au motif que les conservateurs catholiques seraient attirés par la pensée systématique et un grave retour en arrière des relations entre les hommes et les femmes, et qu’il doivent être totalement ignorants de la démocratie chrétienne, Palmieri répond alors que ces conservateurs craignent que leurs riches amis ne les comprennent pas s’ils deviennent évangéliques. Halpin renchérit en affirmant que les catholiques adorent lancer des mots comme « thomiste » ou « subsidiarité » qui semblent sophistiqués parce que personne ne comprend de quoi ils parlent.

Ce mépris de l’entourage de Hillary Clinton pour les catholiques, mais aussi implicitement les évangéliques, s’inscrit dans un tissu de tentatives de manipulation de la société dépassant de loin la seule réclame d’une campagne électorale. Il s’agit de modifier en profondeur la société, non seulement pour qu’elle soit durablement acquise aux démocrates, mais également pour la déraciner de son soubassement culturel historique. A terme, les opposants à ce « Printemps catholique » devraient être déconsidérés.

Mais la tentative de manipulation des catholiques ne s’arrête pas là, le faux-nez créé par John Podesta dans la communauté chrétienne, Catholics in Alliance for the Common Good, a tenté d’orienter la hiérarchie catholique aux États-Unis pour que ses dignitaires encouragent les parlementaires catholiques réticents à approuver l’accord sur le nucléaire signé avec l’Iran, révèle un échange du 21 août 2015 entre Podesta, alors déjà directeur de campagne de Hillary Clinton, et Christopher Hale, directeur du mouvement pseudo catholique, auxquels sont joints diverses adresses dont par exemple celle de Milia Fisher, aussi membre de l’équipe de Clinton. Ainsi, Hale écrit qu’il faut pousser l’archevêque William Lori et le cardinal Donald Wuerl à aborder le sujet avec les sénateurs démocrates Cardin et Mikulski.

Cette manipulation dans les questions internationales rappelle les propos de l’ex-candidate soutenue par John Podesta. Un enregistrement de 2006 montre que la sénatrice Hillary Clinton avait sous-entendu la possibilité de manipuler les élections dans les Territoires palestiniens : « Je ne pense pas que nous aurions dû insister pour qu’il y ait des élections […] Je crois que c’était une énorme erreur. Si nous voulions des élections, nous aurions alors dû nous assurer de pouvoir faire ce qu’il fallait pour décider de qui gagnerait. » Au-delà de ce que l’on peut penser du mouvement terroriste Hamas, le propos de Clinton sur le refus de la démocratie est révélateur, comme les révélations sur la collusion entre la candidate et Donna Brazile, une responsable du Comité national démocrate, censée être impartiale, laquelle hiérarque sabotait la campagne du rival de Hillary Clinton dans la course à l’investiture démocrate, Bernie Sanders.

La subversion politique par refus des urnes

Sur le plan de la politique intérieure également, la tentative de subversion se développe, encouragée par John Podesta après la défaite de sa candidate, Hillary Clinton, selon Wikileaks. L’organisation Move On, financée par le milliardaire George Soros, proche de la candidate démocrate, appelle les citoyens n’ayant pas voté pour Donald Trump à se rebeller et refuser la démocratie. Avant l’annonce des résultats, le directeur de campagne de Hillary Clinton écrivait à Soros pour lui demander plus de soutien financier quant aux manifestations : « Les groupes qui opèrent sur le terrain ont besoin d’un financement conséquent. Des groupes comme MoveOn.org. » Le blog financier Zero Hedge tenu par des salariés ou ex-salariés de sociétés sur Wall Street, rapportait le 9 novembre que Soros et Move On étaient derrière les Social Justice Warriors assiégeant la Trump Tower.
Le milliardaire George Soros, l’une des personnalités instrumentalisant les foules contre la victoire de Trump
George Soros qui confirmait sur CNN le 25 mai 2014 qu’il finançait des activités de groupes dissidents, avouant implicitement son rôle dans le renversement du pouvoir ukrainien, soutient les manifestations pour refuser la victoire de Donald Trump. En mars de cette année, il avait déjà donné 13 millions de dollars à la campagne de Hillary Clinton, d’après le média spécialiste de la finance, Bloomberg, chiffre qui montait à 27 millions selon le média centriste Politico, fin juillet. Déjà il y a une douzaine d’années, selon le Washington Post du 9 mars 2004, Le milliardaire démocrate soutenait financièrement Move On, l’un des deux fondateurs de l’opaque plateforme contestataire Avaaz qui, sous des airs sympathiques (lutter pour l’écologie, en faveur d’une victime d’injustice, contre le viol), entre deux pétitions acceptables par le plus grand nombre et que chacun peut initier, en glisse en son nom propre qui appellent à créer de nouveaux droits bouleversant la société, à soutenir des rebelles présents sous un jour romantique et sans réelle information à leur sujet, et qui a fait campagne contre Donald Trump. Avaaz vient d’ailleurs de lancer une pétition mondiale pour contester la future Présidence: « M. Trump, Vous n’avez pas l’étoffe d’un grand homme. Le monde entier rejette votre peur de l’autre, vos appels à la haine et votre intolérance. Vous légitimez la torture, appelez au meurtre de civils et encouragez la violence en général: nous ne voulons pas de cela […] Citoyens du monde, nous sommes unis contre vos tentatives de division. » Sans préciser les intentions belliqueuses avouées de Hillary Clinton ou les tentatives de déstabilisation de pays entiers par leur contributeur financier George Soros ; sans mentionner les appels à l’unité du Président élu, par ailleurs hostile à l’impérialisme.

Juste après l’annonce de la victoire de Donald Trump, L’autre ONG liée à George Soros, Move On, a publié un communiqué appelant à s’y opposer : « Les citoyens américains sont invités à se rassembler par centaines afin de participer à des rassemblements pour exprimer solidarité, résistance et convictions face aux résultats des élections. Des centaines d’Américains et des dizaines d’organisations appellent à se réunir de manière pacifique, aux abords de la Maison Blanche et dans les villes et mégalopoles de tout le pays, afin de s’opposer à la misogynie, au racisme, à l’islamophobie et à la xénophobie. » La volonté de Président élu de collaborer avec la Russie et ne pas combattre Bachar el-Assad, ainsi que son programme conservateur, sont probablement quelques-unes des vraies raisons qui pèsent le plus dans la manipulation des foules pour les pousser à la révolte.

Faut-il y voir une tentative de décourager certains grands électeurs de voter pour Donald Trump par crainte du chaos ? un mouvement pour pousser Trump a jeter de l’huile sur le feu par des déclarations qui seraient retournées contre lui ? Toujours est-il qu’après avoir critiqué ces manifestations, le Président élu a dit se réjouir de voir des gens aimer leur pays, avant d’appeler au rassemblement en dépit de des divergences.

Hans-Søren Dag

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