« Notre pays a le droit de vivre en paix » : Au Pérou, les évêques condamnent le meurtre de 16 personnes

Au Pérou, dans la région andine d’Ayacucho connue sous le nom de VRAEM (Vallée des rivières Apurimac, Ene et Mantaro), seize personnes, dont quatre mineurs, ont été abattues. Un massacre fermement condamné par les évêques péruviens. 

Dans un communiqué publié le 25 mai, le Commandement conjoint des forces armées péruviennes a rapporté qu’après le meurtre de 14 civils dans le village de San Miguel del Ene, dans la vallée des fleuves Apurimac, Ene et Mantaro (VRAEM), deux autres corps ont été retrouvés, portant le nombre de victimes à 16, dont quatre mineurs. Des meurtres attribués à des combattants isolés de la guérilla maoïste du Sentier lumineux.

Les corps des victimes assassinées dimanche dans ce village, un des secteurs principaux de production de la coca au Pérou, ont été transférés dans la ville de Pichari, pour être examinés.

Ces assassinats ont été fermement condamnés par Mgr Miguel Cabrejos Vidarte OFM, archevêque de de Trujillo et président de la Conférence Episcopale du Pérou (CEP). Dans une déclaration transmise à l’Agence Fides, l’archevêque a exprimé sa « plus profonde condamnation » pour ces meurtres. « Personne n’a le droit d’ôter la vie. La vie est sacrée » a-t-il ajouté.

D’après le religieux, cet événement tragique vient douloureusement rappeler au pays  » le temps de la barbarie et de la terreur » que le Pérou a connu « pendant plus de vingt ans » et qui a fait « 700 000 morts et un grand nombre de déplacés ».

« Plus jamais de terrorisme. Plus jamais de violence au Pérou, peu importe d’où elle vient. » a martelé Mgr Miguel Cabrejos Vidarte dans sa déclaration, qui affirme plus loin « Notre pays a le droit de vivre en paix et de construire un avenir dans l’intérêt de tous ».

En conclusion de son message, le président de la CPE s’en remet à Dieu pour le « repos éternel des victimes » et « une clarification des faits » pour les familles en deuil.

« Je demande à Dieu le repos éternel de ces victimes, afin que leurs familles puissent trouver la paix et le réconfort et une clarification complète de ces faits. »

Cet événement criminel survient alors que la campagne électorale du second tour de la présidentielle, déjà soumise à des tensions, aura lieu le 6 juin prochain.

Francisco Sagasti, président du Pérou en intérim, a déclaré lundi que cet incident n’affecterait pas le second tour du scrutin.

« Cela ne menace pas du tout la tenue des élections. Des membres de la police nationale et des forces armées sont déjà en cours de déploiement, comme ils l’ont été pendant tout le processus électoral. Le plus important est que la volonté du peuple  soit respectée. »

Camille Westhal Perrier

Crédit image : David Huamani Bedoya / Shutterstock.com

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