Pour la philosophe Bérénice Levet, le système scolaire est imprégné de la « Théorie du Genre »

Dimanche 2 octobre 2016, le Pape François s’exprimait dans l’avion à l’occasion d’une conférence de presse lors du voyage de retour d’Azerbaïdjan. Les journalistes lui avaient demandé d’expliquer ses déclarations faites en Géorgie, sur la « guerre mondiale qui se joue pour détruire le mariage ».

Le Pape François avait alors dénoncé l’enseignement de la Théorie du Genre, dans les manuels scolaires en France. Dans la vidéo visible ici, les mots choisis par le pape sont incisifs, il parle « d’endoctrinement des manuels français » et de « colonisation idéologique ».


 
Sur LCI, Najad Valaud Belkacem avait répondu au Pape d’une manière inédite au regard de sa fonction, jugeant sa « parole légère et infondée ». Elle estimait que le pape François s’était « laissé embarquer par les intégristes et leur folie mensongère ».

Dans un article du Figaro, paru le 3 octobre, Francette Popineau, du syndicat majoritaire des professeur des écoles, SNUIpp, déclarait quant à elle :

« ll n’y a pas d’enseignement de la théorie du genre ni à l’école ni au collège. À l’école, il n’y a pas de programme spécifique dans les manuels scolaires sur l’égalité homme-femme. On apprend le vivre ensemble au quotidien. Ce n’est pas parce que tu es un garçon que tu ne dois pas ranger les affaires après un cours de biologie, ce n’est pas parce que tu es une fille que tu ne peux pas courir. »

Mais pour Bérénice Levet, docteur en philosophie et professeur de philosophie, interrogée par le Figaro :

«Le système scolaire tout entier est imprégné des fondements de la théorie du genre.»

Voilà, selon elle, le message qui est délivré à la jeunesse, dans le manuel Hachette.

«Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin.»

Pour Bérénice Levet, le Pape a raison de dire que « l’endoctrinement avance sournoisement et que le Genre avance toujours masqué ».

« C’est au nom de l’égalité, du respect des différences, que s’opère la déconstruction du masculin et du féminin… Le Genre se veut notre nouvel Évangile, il vient nous annoncer la bonne nouvelle que les identités sexuées et sexuelles n’étant que des constructions, elles peuvent être déconstruites. »

Najad vallaud Belkacem est selon la philosophe, la « spécialiste du déni ».

Au contraire de ce qu’annonce la ministre, Madame Levet considère que nombre d’ouvrages mis dans les mains des enfants et des adolescents véhiculent le message du genre, qui assène que le masculin et le féminin ne sont que des conventions imposées dont nous devons nous affranchir.

Voir à ce sujet l’article du Figaro de septembre 2014 : « Genre : ce livre pour enfants que l’école cache aux parents ».

Lors de la sortie de son ouvrage, La théorie du genre ou le monde rêvé des anges, publié chez Grasset en novembre 2014, dont la nouvelle édition en version « Poche » chez Hachette est préfacée par Michel Onfray, Bérénice expliquait dans une vidéo Youtube, que ses recherches sur le genre étaient parties de la question :

« De quoi est né le genre ? »

La notion de genre serait chargée de dire la dimension historique construite de nos identités sexuées et sexuelles. Le masculin et le féminin relèverait de la culture.

« Ce que nous avons construit sur le masculin et le féminin, il est de notre responsabilité de le transmettre à nos enfants… Une éducation neutre qui ne cultive pas la différence entre les sexes semble inquiétante car fragile… Si nous ne transmettons plus la dimension de masculin et de féminin, il y a toutes les raisons d’être inquiets. »

La rédaction

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