Pour Père Pedro, l’éducation est une priorité absolue

Dans les pays à faible revenu, plus de 9 enfants sur 10 en âge d’aller à l’école primaire, n’atteindront pas les compétences de base en lecture. Plus de 8 sur 10 pour ce qui est des compétences mathématiques. 

À Madagascar, 1,4 million d’enfants n’est pas scolarisé. Pourtant, l’accès à l’école est une priorité absolue pour sortir de la crise économique dans laquelle le pays s’enfonce depuis des décennies. Pour Père Pedro, dans les villages Akamasoa, il faut sortir les enfants de la décharge et des rues et les amener à l’école. Les sortir de l’avenir illusoire de la décharge pour qu’ils puissent se bâtir un avenir solide. Alors que les infrastructures de l’État malagasy sont déficientes, à Akamasoa, on recherche l’excellence.

Les enfants de la déchargeQuand il s’est rendu sur la décharge de Tananarive, Père Pedro a été bouleversé par ces enfants qui vivaient au milieu des déchets et luttaient pour leur survie avec des animaux sauvages. Il s’est promis d’agir. Les jours qui suivirent cette visite, il s’est mis à enseigner les enfants de la décharge, sous un arbre. 30 ans plus tard, Akamasoa dispose d’un système éducatif solide, de la crèche à l’enseignement supérieur.

L’année scolaire dernière, près de 14 000 enfants étaient scolarisés à Akamasoa, dans l’un des 22 établissements scolaires : 5 crèches et écoles maternelles, 6 écoles primaires, 4 collèges, 2 lycées, 3 écoles d’enseignement supérieur et 2 ateliers d’enseignement professionnel. Les étudiants qui souhaitent continuer leurs études dans une branche différente, comme le médical, la gestion ou le social, sont soutenus par une bourse offerte par Akamasoa, qui subventionne les frais de scolarité et de transport.

Un véritable défi au quotidien, dans un pays où « les enfants des familles plus pauvres, notamment ceux issus du milieu rural, présentent des taux d’accès largement inférieurs à ceux des enfants issus de milieux urbains favorisés. »

Akamasoa, un système éducatif consacré aux plus pauvres

Avant d’enseigner, il faut nourrirPour pouvoir scolariser un enfant, il faut pallier en premier à la malnutrition. Ce problème concerne la moitié des enfants de moins de 5 ans. Pour Père Pedro, avant d’enseigner, il faut nourrir. Alors les cantines Akamasoa fournissent un repas à chaque enfant inscrit à l’école. Pour les plus grands, le repas n’est pas cuisiné. Akamasoa leur fournit les matières premières et chacun apprend ainsi petit à petit à devenir autonome, cuisiner et gérer son alimentation. 1,6 million de repas ont été distribués au cours de l’année scolaire précédente.

Made In Compassion s’est engagée auprès de Père Pedro pour le soutenir dans ce juste combat : nourrir chaque jour 2000 enfants pour leur permettre d’aller à l’école. Avec 15 euros, un enfant mange à la cantine pendant 1 mois. Offrir un repas, c’est aussi offrir une chance d’aller à l’école, de recevoir une éducation et de se construire un avenir en dehors de la décharge.

Akamasoa, un système éducatif de qualité

Le service éducatif d’Akamasoa est reconnu par l’État malagasy. Les locaux sont une réelle problématique générale dans le système éducatif à Madagascar. À Akamasoa, les enfants disposent de nombreux bâtiments scolaires. L’année dernière, un nouveau bâtiment avec 10 salles de classe a été construit dans un des villages, et une école supérieure de langues française et anglaise a vu le jour. Les élèves ont également accès à des bibliothèques, où ils peuvent utiliser des livres et des manuels scolaires. Ils peuvent aussi s’épanouir, se divertir dans l’un des complexes sportifs, sortir de leur quotidien douloureux et même remporter des compétitions régionales !

Les enseignants et les formateurs des ateliers sont des professionnels reconnus : 464 enseignants et 109 assistants.


Akamasoa, un système éducatif qui correspond aux besoins du pays

À Madagascar, aller à l’école est une chanceÀ Madagascar, aller à l’école est une chance. Pourtant, mener une scolarité à son terme ne garantit pas aux élèves d’avoir les compétences nécessaires pour bâtir un avenir sûr. Les apprentissages ne correspondent que peu aux besoins de l’île en terme d’emplois. Mais les villages Akamasoa sont élaborés comme des écosystèmes.

Comment devenir autonome ?Tout est fait autour d’une problématique : comment devenir autonome ? Les écoles supérieures, comme les ateliers de formation professionnelle correspondent aux besoins de développement. À l’école supérieure de pédagogie, les futurs enseignants sont formés. Ils pourront enseigner dans toute l’île ou s’investir dans les écoles de leur village. Dans les ateliers de métallique, plomberie, électricité, menuiserie et ébénisterie, les étudiants fabriquent les éléments utiles aux villages : poteaux électriques, sanitaires, mobilier, menuiserie… Un ambitieux projet autour du reboisement est mené dans le cadre d’une pépinière. Chaque année, des milliers d’arbres sont plantés par les enfants à la saison des pluies et entretenus à la saison sèche. Un projet inestimable à l’heure où Madagascar souffre de déforestation intensive.

Avec 21% d’enfants en âge de fréquenter le primaire qui ne sont pourtant pas scolarisés, l’Afrique subsaharienne a le taux d’exclusion le plus élevé. Mais à Madagascar, Père Pedro et les enseignants d’Akamasoa relèvent au quotidien ce défi, pour que les enfants de la décharge se bâtissent jour après jour un avenir meilleur. De la crèche aux écoles supérieures, les enfants reçoivent un enseignement de qualité, gage d’un avenir plus serein. Recevoir une éducation pour sortir de la misère.

Made In Compassion s’engage aux côtés de Père Pedro

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La rédaction

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