Rencontre avec la pasteure et auteure Darja Reichor : Un témoignage fort et porteur d’espérance

Nous vous avions parlé il y a quelques semaines de Darja Reichor à l’occasion de la sortie de son ouvrage « La tempête passe », publié aux éditions Première Partie. Cette semaine, nous avons eu la chance de la rencontrer. Pour InfoChrétienne, elle est revenue sur son histoire, sur la manière dont le Seigneur l’a aidée à se reconstruire et sur les bénédictions qu’elle voit dans sa vie aujourd’hui. Un beau témoignage de l’amour de Dieu, porteur d’espérance !

Darja Reichor est solaire et souriante, on la sent heureuse, détendue. Un véritable miracle quand on sait les multiples épreuves qu’elle a rencontrées ces dernières années et qu’elle relate avec authenticité dans son livre « La tempête passe ».

« Rien n’est impossible à Dieu », cette phrase qu’elle s’est depuis faite tatouer sur le corps (sur l’avant bras NDLR), Darja se l’est répétée maintes et maintes fois, à chaque nouveau drame que la vie lui a apporté, elle s’y est accrochée avec force et détermination.

« On me dit souvent que ma vie est une succession de poisses, mais moi je dis que c’est une succession de miracles », nous confie-t-elle.

Le ton est donné, Darja Reichor choisit de voir l’action de Dieu plutôt que de se concentrer sur les difficultés. Pourtant, elle n’hésite pas à préciser qu’elle est comme tout le monde, qu’elle n’a rien d’extraordinaire. Car la lumière, la gloire, elle veut la laisser entièrement au Seigneur, celui qui l’a aimé le premier, qui l’a sauvé et qui chaque jour, que ce soit au creux de la tempête ou dans les moments de joie, l’accompagne et la guide.

Comment se relever après un drame ?

Victime d’abus sexuel à l’âge de neuf ans, Darja a également enchaîné les grossesses difficiles et à risque, frôlé la mort à plusieurs reprises, été témoin de la tentative d’enlèvement d’une de ses filles et vu ses enfants souffrir. Alors, comment se relève t-on de tous ces drames ?

Tout d’abord, Darja ne nie pas les souffrances qu’elle a vécues. « Il y a eu beaucoup de larmes, beaucoup de découragements, ça a été la vallée de l’ombre de la mort littéralement » affirme la pasteure marseillaise, qui ajoute s’être demandée si ça allait finir un jour.

« Si mon livre parle de comment Dieu m’a rencontré dans la tempête, cela ne veut pas dire que je n’ai pas subi ces tempêtes, cela ne veut pas dire que je n’ai pas souffert », poursuit-elle.

Pourtant, si elle évoque l’incompréhension et la colère, elle l’affirme : « il n’y a pas une épreuve où Dieu ne m’a pas rencontré ».

Concrètement, elle parle de Sa présence, elle confie avoir senti le Père lui insuffler de la force et du courage. Une petite voix au fond de son coeur qui lui disait : « ça va passer, tu vas y arriver, tiens le coup ».

Elle s’attarde également sur le soutien incroyable dont elle a bénéficié pendant cette longue période de souffrance.

« Jésus m’a rencontré à travers de mes proches, de ma famille, de mes amis. Des personnes qui m’ont donné leur épaule pour pleurer et qui me disaient tout simplement, ‘on est là, on est avec toi’. »

Darja insiste enfin sur le rôle qu’a tenu son père qui ne l’a jamais laissé s’isoler. « Je voulais juste être seule, je voulais que l’on me laisse tranquille, je ne voulais plus venir à l’église », se remémore-t-elle. Un isolement qui, elle s’en rend compte aujourd’hui, aurait pu lui être fatal. « Qu’il me pousse ainsi à sortir, à venir à l’église, m’a sauvé ».

Une succession de miracles

Si elle a connu de nombreuses épreuves, désignées comme de « la torture » par la thérapeute chrétienne qui l’a suivie quelques années plus tard, Darja a aussi vécu des miracles incroyables !

Le premier, c’est sa rencontre extraordinaire avec Jésus à l’âge de 9 ans, quelques heures après avoir été victime d’une agression sexuelle. Alors que ses parents en larmes, révoltés par le drame vécu par leur fille ont commencé à prier, Jésus s’est révélé à elle.

« C’est certain que cette expérience me porte depuis et me portera jusqu’à la fin de ma vie sur terre, parce que je l’ai vécue, personne ne pourra me l’enlever. »

Cette rencontre va être le fondement sur lequel elle basera sa vie et son ministère. Un chemin qui l’a conduite à prendre la suite de ses parents et à mener l’Eglise Protestante le Panier de Marseille avec son époux, Simon.

Parmi les miracles qu’elle a vécus, Darja évoque aussi les guérisons. Celle qui a connu la mort de très près à plusieurs reprises affirme aujourd’hui vivre chaque jour comme si c’était le dernier avec joie et reconnaissance.

Pourtant, un des plus grands miracles que Dieu lui a permis de vivre c’est sans conteste la naissance de ses quatre filles.

Pas seulement parce qu’elles ont elles-même survécu à mille épreuves, mais parce qu’elles sont là tout simplement. Car Darja a appris, des années après ses quatre grossesses, qu’elle était atteinte d’un syndrome (dont elle a depuis été miraculeusement guérie NDLR) qui rend très difficile la conception d’un bébé. Sans compter que suite à d’autres soucis de santé, elle sait depuis l’âge de 25 ans qu’elle ne pourra plus jamais avoir d’enfant.

La libération 

Après ces six années de douleur et malgré les miracles et les bénédictions, Darja rapporte s’être sentie alourdie. Intérieurement par le poids de ses souffrances passées, et également physiquement puisqu’au fil de ces années douloureuses, elle révèle avoir pris beaucoup de poids.

Suivie par une thérapeute chrétienne, elle a alors commencé un travail de guérison et d’introspection qui s’est conclu par un nouveau miracle : le Seigneur l’a libéré !

« J’ai eu une vision, où je voyais Jésus prendre sur son dos chacune de mes épreuves, jusqu’à ce que je sente que ce poids intérieur était parti ». Après quoi, Darja a suivi un autre parcours pour mincir, sentant qu’elle avait aussi besoin de retrouver un équilibre de ce coté là.

Aujourd’hui, la trentenaire nous confie « vivre sa meilleure vie ». Consciente que notre temps sur terre est rempli de saisons différentes, elle profite pleinement de la période de grâce qu’elle vit actuellement. Epanouie dans son rôle de maman, d’épouse, de pasteure et de femme, elle est heureuse de pouvoir partager son histoire pour encourager, avec douceur et humilité, ceux qui sont au creux de la tempête.

En conclusion, la jeune femme nous rappelle avec justesse que nous avons tous deux choses en commun : « La première c’est que nous passons par des tempêtes, la seconde c’est que chaque tempête passe ».

Camille Westphal Perrier

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