Résolution d’urgence du Parlement européen contre les prélèvements d’organes en Chine

Le Parlement demande donc aux autorités chinoises de « répondre rapidement aux allégations de prélèvements d’organes et de permettre un contrôle indépendant par des mécanismes internationaux de défense des droits de l’homme ».

Le 5 mai, à Strasbourg, le Parlement européen a adopté une résolution d’urgence contre les prélèvements d’organes en Chine, affirmant que « cette pratique doit être considérée comme une violation flagrante et intolérable du droit fondamental à la vie ».

Le Parlement européen commence par souligner que « depuis l’arrivée au pouvoir du président Xi Jinping en mars 2013, la situation des droits de l’homme en Chine a continué de se détériorer; que le gouvernement chinois est devenu de plus en plus hostile aux droits de l’homme et à l’état de droit ».

Le Parlement européen a repris les données de 2020 du China Tribunal selon lequel « le prélèvement forcé d’organes avait été commis pendant des années dans toute la Chine à grande échelle ».

« La forte dépendance à l’égard des prisonniers exécutés et vivants en tant que source d’organes de transplantation entraîne un large éventail de violations inacceptables des droits de l’homme et de l’éthique médicale », peut-on lire sur la résolution.

Le Parlement européen précise que « selon la déclaration des experts des droits de l’homme des Nations unies du 10 juin 2021, il existe des informations crédibles selon lesquelles les détenus appartenant à des minorités ethniques, linguistiques ou religieuses en Chine ont subi des examens médicaux, y compris des tests sanguins et des examens d’organes tels que les ultrasons et les radiographies, essentiels pour vérifier la compatibilité des organes en vue de leur transplantation, sans leur consentement libre, volontaire et éclairé ».

Il rappelle que « les experts des Nations unies en matière de droits de l’homme ont déjà soulevé la question auprès du gouvernement chinois », mais que  » le gouvernement chinois a rejeté les accusations de prélèvement d’organes ».

Le Parlement demande donc aux autorités chinoises de « répondre rapidement aux allégations de prélèvements d’organes et de permettre un contrôle indépendant par des mécanismes internationaux de défense des droits de l’homme » et « de se conformer pleinement aux exigences de l’OMS en matière de transparence et de traçabilité dans les filières d’obtention d’organes ».

M.C.

Crédit image : Shutterstock / Botond Horvath

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