Retour vers le futur…. de la COP et de la planète

« Les nations se sont irritées; et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre ». Apocalypse 11:18

La COP26 qui s’est tenue à Glasgow s’est terminée il y a quelques jours. A Rocha France y était présente avec six de nos ambassadeurs, ainsi qu’une délégation de collègues d’autres pays dans lesquels A Rocha travaille. De l’avis général, cette conférence a été un échec puisqu’elle n’a pas réussi à obtenir des Etats qui s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de manière à limiter le réchauffement climatique à 1,5° C. De nombreuses organisations – dont A Rocha – ont publié des communiqués de presse déplorant le manque d’ambition et d’avancées obtenues.

Et en effet, il y a de quoi être révolté contre l’inaction et l’injustice des puissants du monde. Car ne rien faire aujourd’hui à propos du changement climatique, et dire ou laisser dire que ce n’est pas réellement un problème, ou que ce n’est pas un problème qui concerne les chrétiens, c’est ne pas se rendre compte de la profonde injustice du changement climatique.

Ce sont les plus pauvres aujourd’hui qui souffrent le plus des sécheresses, inondations et autres catastrophes naturelles résultant du dérèglement du climat, alors que ce sont eux qui ont le moins contribué à le créer (car ce ne sont pas les pauvres qui prennent l’avion pour aller faire un week-end de shopping à New York depuis Paris ou rouler dans des gros SUV ; ils émettent donc en moyenne beaucoup moins de gaz à effet de serre que les riches).

Les pauvres souffrent plus du changement climatique car ils y sont plus exposés que nous (ils vivent dans des pays « du sud » déjà plus exposés que nous au dérèglement climatique et à la chaleur); et ils ont moins les moyens de s’en protéger car ils vivent souvent sans assurance et dans des Etats où la protection sociale n’existe pas ou peu ; ils sont souvent obligés de s’exiler et deviennent les réfugiés climatiques qui s’entassent dans les camps à Calais ou Grande Synthe.

Comme l’explique bien mon collègue Andy Atkins, directeur d’A Rocha UK et co-leader de la délégation internationale d’A Rocha à la COP26, on pourrait résumer ce qui s’est passé à Glasgow de la manière suivante:

« Les pays les plus pauvres et les plus vulnérables, ainsi que la jeune génération, ont crié : ‘Au secours, maintenant ! Nous sommes en train de sombrer’. Les pays riches et les producteurs de pétrole, de gaz et de charbon ont essentiellement répondu par : ‘Nous sommes désolés ; nous allons accélérer notre discussion au sujet du moment où nous pourrions arrêter de polluer et vous lancer une bouée de sauvetage’. »

Même si cet échec n’a pour moi rien de surprenant (j’ai écrit dans un livre et dans une tribune dans le journal Le Monde il y a plus de dix ans, en marge d’une autre COP, que le problème du changement climatique sera sans doute aussi difficile à résoudre que celui de l’esclavage), et même s’il n’est que relatif (les COP n’ont pour l’instant eu aucun impact notable sur les émissions globales de gaz à effet de serre qui n’ont cessé d’augmenter depuis la première COP en 1995), il n’en reste pas moins grave.

Mais quels qu’aient été les résultats de cette COP, nous savions à A Rocha que notre mission resterait la même : continuer à lutter pour la justice (notamment climatique), continuer à mobiliser les chrétiens. Car cette crise écologique est aussi une crise spirituelle et la Bible nous alerte sur ses causes profondes : l’amour de l’argent, l’idolâtrie de la consommation (consommer = consumer, ça fait quand même étrangement penser aux sacrifices aux idoles dénoncées tout au long de l’Ancien Testament, non ?). Rappelons nous ces versets de l’Apocalypse ci-dessus et agissons.

Nous pouvons montrer l’exemple en changeant nos manières de vivre qui détruisent la planète, en priant, et en parlant autour de nous du changement climatique pour dire que le sujet est important et qu’il nous concerne tous. C’est une manière simple de défendre les pauvres, les marginaux, ceux qui sont sans voix et qui souffrent des dérèglements que nous faisons subir à notre planète.

Et pour rencontrer d’autres chrétiens engagés sur ces questions, trouver les outils pour vous aider à vous engager, vous pouvez rejoindre le réseau des amis et des ambassadeurs d’A Rocha (voir info ci-dessous). Et pourquoi pas, venir avec nous à la prochaine COP?

Samedi 20 novembre de 18h30 à 20h retrouvez A Rocha France pour une soirée « Dieu est-il écolo? » à l’ Eglise baptiste de Paris-Centre – 72 rue de Sèvres  avec Jean-François Mouhot, directeur d’A Rocha France, et Timothée Schmutz, ambassadeur d’A Rocha, autour de vos questions sur Dieu et l’écologie, ainsi que notre expérience à la COP26 à Glasgow. Venez apprendre comment vous aussi vous pouvez vous engager pour l’écologie aux côtés d’A Rocha et pourquoi pas rejoindre notre programme d’ambassadeurs !

Vous pouvez aussi nous rejoindre au Centre Evangélique à l’Espace Charenton les 22-23 Novembre à Paris. Si vous n’habitez pas Paris, vous pouvez aussi nous retrouver Jeudi 25 Novembre, 20h : Zoom de formation Ambassadeurs : nous rebondirons sur la COP 26 pour aborder le thème du plaidoyer environnemental avec Andy Atkins, directeur d’A Rocha Royaume-Uni ! Cliquer sur le lien zoom ici.

Jean-François Mouhot

Crédit image : Philip King / Shutterstock.com

Retrouvez les articles publiés par les ambassadeurs d’A Rocha à l’occasion de la COP26 :

COP26: Utiliser la nature pour résoudre le réchauffement climatique ?
Perspectives sur le retour des Etats-Unis à la COP26 avec Lowell Bliss, évangélique américain
Participer à la COP26, un engagement citoyen et chrétien
Unité religieuse face au changement climatique

Parler du réchauffement climatique, que peut-on en dire ?

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