Révolution sexuelle : près de 50 ans plus tard, l’heure est au bilan

En 1956, le sociologue de Harvard, Pitrim Sorokin écrivait :

Une libération des mœurs sexuelles mènerait à l’anarchie sexuelle, à une augmentation des divorces, à la négligence parentale, à une augmentation des problèmes de santé mentale.

Pourtant dès la fin des années 60, un vent de liberté souffle sur la jeunesse et un mouvement nait, celui de la révolution sexuelle, qui revendique l’émancipation sexuelle des femmes et l’affirmation de l’égalité des sexes.

Aujourd’hui, plusieurs voix s’élèvent pour dresser un bilan de la révolution sexuelle qui contraste avec celui, très élogieux, véhiculé habituellement par les médias.

Ainsi, la philosophe et sexologue, Thérèse Hargot, ose remettre en question la pensée selon laquelle nous sommes plus libres aujourd’hui qu’hier, concernant la sexualité.

Dans son livre C’est quoi ce bordel avec l’amour ?, publié le 4 février dernier, Thérèse Hargot décrit de nombreuses situations vécues auprès des adolescents qu’elle accompagne dans les collèges, et met en lumière leurs doutes et leurs questionnements permanents autour de la contraception, l’avortement, les MST, la pornographie, l’homosexualité.

Pour la sexologue, il est temps de remettre en question la pensée unique du bien fondé de la révolution sexuelle et ouvrir les yeux sur le désarroi des adolescents. La sexualité n’a jamais été autant normée. On est passé de « Mon corps m’appartient. » à « Mon corps est disponible. ». La norme n’est certes plus fixée par la religion mais par l’industrie pornographique et le culte de la performance.

Dans son ouvrage, elle dénonce aussi la contraception dont le but est de libérer mais qui selon elle, entrave la femme tant sur le plan de la santé que de la sexualité.

A la question posée par le Figaro lors d’une interview :

Que faire selon vous pour aider la jeunesse à s’épanouir sexuellement ? La philosophe répond ainsi :

Il ne faut pas apprendre aux adolescents à s’épanouir sexuellement. Il faut apprendre aux jeunes à devenir des hommes et des femmes, les aider à épanouir leur personnalité. La sexualité est secondaire par rapport à la personnalité.

L’italienne Constanza Miriano avait également fait parler d’elle il y a quelques années. Elle est l’auteure de 2 ouvrages qui ont fait grand bruit dès leurs parutions en Espagne et en France, Marie-toi et sois soumise et Epouse-là et meurs pour elle.  Les titres font bien évidemment écho au texte biblique.
En France, une pétition avait été initiée par un mouvement féministe, et avait récolté 23 000 signatures dans le but de faire retirer les livres de la vente. En Espagne, la ministre de la Santé, avait elle-même demandé son retrait des librairies car elle le considèrait irrespectueux envers les femmes.

Constanza Miriano avait ainsi répondu ainsi à ses détracteurs :

Les femmes de ma génération sont restées seules, avec peu d’enfants et souvent aucun homme, car elles ont cessé d’être accueillantes, gavées qu’elles sont de films, de livres, de journaux qui les incitent à une fausse indépendance. Aucun d’entre nous n’est indépendant, et il est beau de s’avouer dépendant de l’amour des autres. Si le fait que je l’écrive irrite tellement, c’est parce que c’est la vérité.

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