#MeToo : Selon un psychologue, Marie n’aurait pas donné son consentement à l’ange Gabriel lors de la conception virginale

Décidément, le mouvement #MeToo n’en finit plus de faire des vagues. C’est désormais la conception virginale de Jésus qui est passée au crible par un psychologue. Selon lui, la relation entre un être divin et un être mortel a – de fait – privé Marie de la possibilité de refuser….

Eric Sprankle, professeur de psychologie clinique spécialisé en études de la sexualité à l’Université d’État du Minnesota, estime que la conception virginale de Jésus n’a pas fait l’objet d’une demande de consentement suffisante. Il a en effet déclaré dans un tweet, que le scénario biblique ne laisse pas la possibilité à Marie de donner ou non son consentement à l’ange Gabriel.

« L’histoire de la naissance virginale parle d’un Dieu omniscient et omnipotent fécondant une adolescente humaine. On ne peut inclure aucune définition du consentement dans ce scénario. »

Citant le verset de Luc 1:38 où Marie dit à l’ange, « Je suis la servante du Seigneur. Que ta parole s’accomplisse », un utilisateur a répondu à Sprankle que le consentement avait bel et bien été donné.

Mais selon le psychologue, la différence de statut entre Marie et Gabriel rend caduque cette phrase qu’elle aurait (selon lui) finalement prononcée par peur d’une punition. Pour lui, Marie n’avait pas d’autre choix que d’accepter.

« Le Dieu de la Bible punissait régulièrement la désobéissance. La différence de pouvoir (divinité contre mortel), et le probabilité de subir des violences en disant « non », invalide le « oui ». Mettre quelqu’un dans une telle situation est au mieux, un abus de pouvoir dépourvu d’éthique, au pire, une attitude de prédateur. »

On peut dire que cette question du consentement appliqué à Marie est une conséquence assez inattendue du mouvement #MeToo. Le cas est bien évidemment prescrit.

Intéressant de constater toutefois qu’Eric Sprankle ne nie pas la conception virginale. Il n’est donc pas si loin du Royaume et pourra également réfléchir au consentement de Jésus face au sacrifice de la croix, au travers duquel il peut être sauvé s’il le souhaite.

H.L.

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