Selon le NY-Times, les États-Unis couvrent la pratique pédophile « effrénée » des militaires afghans

Le NY Times révèle qu’à 5 753 occasions entre 2010 et 2016, l’armée américaine a dénoncé des « violations flagrantes des droits de la personne » perpétrées par l’armée afghane, dont de nombreux exemples d’exploitation sexuelle d’enfants. Quand de tels faits sont avérés, la loi américaine exige que l’aide militaire soit stoppée. Cela n’est pas arrivé une seule fois.

Selon un rapport publié lundi par l’Inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan, connu sous le nom de « Rapport Sigar », ce terrible constat fait partie des conclusions d’une enquête sur les abus sexuels commis par les forces de sécurité afghanes et l’indifférence supposée de l’armée américaine.

Le rapport, commandé sous l’administration Obama, avait été considéré comme si explosif qu’il avait été marqué à l’origine de la mention « Secret/No Foreign », avec la recommandation de demeurer classé jusqu’au 9 juin 2042.

Il évoque la prévalence des abus sexuels sur les enfants dans l’armée et la police afghanes, et la manière dont les militaires américains détourneraient le regard de la pratique de bacha bazi, ou « jeu de garçon », qui consiste pour certains commandants afghans à séquestrer des garçons mineurs pour en faire des esclaves sexuels.

« Bien que l’Etat aient pris des mesures pour identifier et enquêter sur les incidents d’agression sexuelle sur des enfants, l’étendue de ces incidents pourrait ne jamais être connue. »

Le Rapport Sigar stipule avoir ouvert une enquête sur le bacha bazi à la demande du Congrès et en réponse à un article du New York Times de 2015 qui décrivait la pratique comme « effrénée ».

L’article révélait à l’époque les propos de soldats américains qui déclaraient avoir vu leur carrière ruinée par leurs supérieurs qui les encourageaient à ignorer les pratiques pédophiles dont ils étaient témoins.

« La nuit, nous pouvons les entendre crier, mais nous ne sommes pas autorisés à faire quoi que ce soit. »

Dan Quinn racontait s’être battu contre un commandant afghan qui avait attaché un jeune garçon esclave sexuel à son lit. Le sergent Martland se souvenait d’un commandant afghan qui avait enlevé un garçon, l’avait violé, avant de battre sa mère qui tentait de le sauver. Le Caporal Buckley serait quant à lui décédé à un poste de contrôle après avoir révélé les actes pédophiles d’un commandant afghan.

Le rapport Sigar ne ferait aucune mention nominative du caporal Buckley, du capitaine Quinn ou du sergent Martland, mais évoque le témoignage de trois soldats américains anonymes qui auraient déclaré être au courant de ces pratiques, ajoutant que de nombreux soldats et responsables afghans auraient alerté les journalistes de la généralisation de tels actes pédophiles.

La rédaction

Crédit image : Flickr/CC – Kenny Holston

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