Selon le président du Sénat Gérard Larcher, « la foi est pertinente pour une action chrétienne dans un monde en détresse »

Vendredi 26 novembre, à l’occasion d’un colloque organisé par la Fondation du protestantisme au Sénat, Gérard Larcher a salué l’engagement social des protestants qu’il voit comme une conséquence de leur foi.

« Croire et donner: les protestants et la générosité », était le thème du colloque organisé par la Fondation du protestantisme au Palais du Luxembourg, vendredi dernier, à l’occasion du 20e anniversaire de l’institution.

Vingt ans après la création de la Fondation dont l’objectif, rappelé par sa présidente Anne Corvino, est de  « préserver, rassembler, soutenir », les protestants ont souhaité s’interroger sur la relation qui lie leur foi et la générosité.

Une réflexion qui a débuté avec un discours éloquent du président du Sénat, Gérard Larcher. N’ayant pas pu être présent, il a transmis un message vidéo aux participants du colloque. Un message dans lequel il a fait l’éloge de l’action des protestants auprès de ceux qui sont exclus de la société, affirmant qu’il s’agit là d’une expression de leur foi. 

Selon Gérard Larcher, « croire et donner » est un thème qui résume « parfaitement la mission de cette fondation qui prône des valeurs de fraternité, d’intégrité et d’ouverture à son prochain ». Un thème qui lui a également évoqué l’Evangile de Luc, lorsqu’une femme pauvre donne toutes ses économies en offrande. « On ne peut donner vraiment sans se donner soi même, et l’on ne se donne que par amour. Le don est un acte de profession de foi », a-t-il souligné.

Il a ensuite évoqué l’histoire du protestantisme qui a « apporté un regard nouveau sur le don », rappelant que « l’action de donner n’a plus été déterminée par la seule logique du salut et de la rédemption, mais par le fait de soulager la détresse de celles et de ceux qui ont besoin d’aide ». Ainsi, « l’oeuvre charitable est une conséquence de la foi et non un mérite devant Dieu », a affirmé le président du Sénat.

Citant Dietrich Bonhoeffer, il a également rappelé que le don « doit être […] une grâce qui coute ».

« La grâce à bon marché, l’ennemi mortel de notre Eglise, c’est la grâce sans la croix. La grâce qui coute c’est l’évangile qu’il faut toujours chercher à nouveau, elle coûte parce qu’elle est pour l’homme au prix de sa vie. Elle est grâce parce que, alors seulement, elle fait à l’homme, cadeau de la vie. Dietrich Bonhoeffer« 

Tout au long de son discours, l’homme d’Etat s’est employé à mettre en lumière la démarche du protestantisme dans sa lutte contre l’exclusion et pour la mise en place d’actions de solidarité. Une mission qui « ne s’oriente pas en fonction d’une loi religieuse, ni d’une aspiration du bienfaiteur à son propre salut, mais selon la détresse et le besoin réel des femmes et des hommes, des enfants que nous rencontrons ».

Une mission, avant tout motivée par la foi chrétienne des protestants comme l’a souligné Gérard Larcher, qui a reconnu la pertinence de la foi « pour une action chrétienne dans un monde en détresse », car elle « fournit la motivation » nécessaire pour agir tout en portant le message du salut.

« La foi est pertinente pour une action chrétienne dans un monde en détresse. Elle fournit la motivation pour se mettre en route mais elle porte aussi le message d’un salut à faire connaitre à tous. »

Une pensée « qui colorera le regard et l’action des chrétiens face à la pauvreté » a-t-il déclaré en conclusion.

Camille Westphal Perrier

Crédit image : Creative Commons / Wikimedia

 

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