Taux de radioactivité record enregistré à Fukushima… L’hémisphère Nord en réel danger ?

Le 11 mars 2011, à Fukushima, au Japon se déroulait un accident nucléaire majeur, de niveau 7, soit le niveau le plus élevé de l’échelle internationale des événements nucléaires.

Le tsunami consécutif au séisme de magnitude 9 balayait les installations de la centrale nucléaire de Fukushima, provoquant une perte des alimentations électriques externes au site à la suite du séisme, suivies d’une perte de la source froide et des alimentations électriques internes, à la suite du tsunami. En l’absence de refroidissement, les coeurs des réacteurs sont ensuite montés en température. Les dépressurisations volontaires n’ont pas été suffisantes et les explosions et incendies consécutifs, ont finalement détruit une partie des installation.

Six ans après, les taux de radioactivité relevés par Tokyo Electric Power Co. (Tepco), sont hallucinants. 530 sieverts par heure dans l’enceinte du réacteur 2 (73 en 2012). La marge d’erreur est de 30% sur ces données. Le taux pourrait donc être compris entre 370 et 690 sieverts par heure.

A titre de comparaison, selon le National Institute of Radiological Sciences, interrogé par le Japan Times :

  • Une dose de 0,1 sievert suffit pour augmenter de manière significative les risques de cancer.
  • Une dose de 1 sievert, peut causer l’infertilité, la perte de cheveux, des nausées et la cataracte.
  • Une dose de 4 sieverts entraînerait la mort d’une personne sur deux en un mois.
  • Une dose de 10 sieverts tuerait un individu en trois semaines.

On parle donc de plus de 50 fois la dose létale.

Les scientifiques se heurtent toujours à la difficulté d’extraire le combustible radioactif de la centrale. Ils prévoient de déployer un robot, mais l’extraordinaire niveau de rayonnement pourrait l’endommager en 2 heures, au point de le rendre hors-service.

Par ailleurs, le combustible aurait été en contact avec l’eau souterraine qui s’écoule depuis la montagne. L’eau serait ainsi contaminée quotidiennement par la radioactivité.

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Et pour conclure ce sombre tableau, une grande partie de la contamination nucléaire conséquente à l’accident de Fukushima, s’est répandue dans l’océan Pacifique. Le rapport suivant publié par PBS alertait ainsi en mai 2016 :

“Plus de 80 % de la radioactivité des réacteurs endommagés a terminé dans le Pacifique… Une petite partie repose actuellement sur le fond marin, mais le reste a été emporté par le courant Kuroshio, la version Pacifique ouest du Gulf Stream (en Atlantique), et a été mélangée avec (et diluée par) l’énorme volume du Pacifique Nord.”

Aucun lien de causalité n’a été établi, mais on assiste à une diminution spectaculaire des populations de poissons de la côte-ouest des Etats-Unis. Plus au sud, au Chili, des millions de sardines mortes ont été retrouvées sur les côtes.

Il est à craindre que les éléments radioactifs libérés dans l’océan suite à la catastrophe, soit désormais entrés dans la chaîne alimentaire. Après ingestion par l’homme, elle pourrait peu à peu s’accumuler dans les organismes et irradier nos organes années après années. Une enquête d’Helen Caldicott pour le Guardian annonçait déjà, seulement un mois après la catastrophe :

“Les éléments radioactifs peuvent pénétrer dans l’organisme par inhalation, ingestion ou absorption cutanée. Les radionucléides dangereux tels que l’iode 131, le césium 137 et d’autres isotopes actuellement libérés dans la mer et dans l’air autour de Fukushima, sont bio-concentrés à chaque étape de la chaîne alimentaire (par exemple dans les algues, crustacés, petits poissons, gros poissons, puis les humains ; ou le sol, l’herbe, la viande et le lait de vache, puis les humains). Après leur entrée dans le corps, ces éléments migrent vers des organes spécifiques tels que la thyroïde, du foie, les os et le cerveau, où ils émettent en continue de petites quantités de radioactivité…. pouvant induire une division cellulaire non contrôlée, et donc un cancer. La plupart des nucléides restant radioactifs dans l’environnement pendant des générations, ils causeront finalement une plus grande incidence du cancer et des maladies génétiques au fil du temps.”

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Il y aura de grands tremblements de terre, et en divers lieux, des pestes et des famines ; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel.
Luc 21:16

Prions

H.L.

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