Témoignage de Samuel Peterschmitt : « Ma guérison n’est pas le résultat d’une foi supérieure. C’est juste la grâce de Dieu »

Samuel Peterschmitt témoigne de la nuit où, alors qu’il est positif au Covid-19 et qu’il sent la mort venir, Dieu est intervenu pour le restaurer.

La famille de Samuel Peterschmitt, pasteur de la Porte Ouverte Chrétienne, a été lourdement touchée par le coronavirus. Vingt-deux membres de cette famille ont été testées positives au Covid-19. Parmi elles, le pasteur lui-même. Lors d’une rencontre téléphonique, il nous a fait part de ce temps d’hospitalisation, mais aussi d’une nuit de prière qui a tout fait basculer.

Le pasteur Peterschmitt commence par saluer le travail du personnel soignant qui a pris soin de lui alors qu’il était hospitalisé. Il honore leur « humanité qui [l]’a bouleversé » et leur « investissement ». Puis il nous fait part de la dégradation de son état de santé.

Le 24 février, les premiers symptômes apparaissent, puis la fièvre le terrasse. Le 6 mars, il est hospitalisé et immédiatement placé sous oxygène.

« J’ai donc été hospitalisé. Les 5 premiers jours, malgré le fait que j’étais sous traitement, que j’étais branché et sous oxygène, mon état continuait à se dégrader. Et il s’est dégradé jusqu’au stade où j’avais le sentiment de m’éteindre comme une petite lumière. »

Hier, lors du culte en live de son église, il précisait, « j’étais anéanti. Je sentais la mort venir. Je me sentais diminuer. Mais en même temps, face à cette dernière, j’étais en paix ».

À l’issue de ces cinq jours, un médecin lui propose de tester un nouveau protocole. Samuel demande un temps de réflexion, afin de contacter son fils, Jonathan, médecin, et son épouse.

« Mon fils disait, ‘mais au stade où tu es, et dans la situation dans laquelle tu es, pourquoi ne pas accepter ?’ Et j’ai donc rappelé le même soir ce médecin, qui aurait commencé le protocole tout de suite le mardi soir. Elle m’a dit qu’elle reviendrait, mais elle n’est jamais revenue. »

Alors, dans la nuit, Samuel a prié.

« Je ne vous cache pas que les nuits étaient longues. Je voyais 23h30, minuit 30, 1 heure. Les nuits sont terriblement longues. Il y avait des moments où je n’arrivais plus à prier. Lire la Bible était trop difficile. Mais dans cette nuit-là, je me suis forcé. J’ai allumé ma lumière. Il était 1 heure, 2 heures du matin. J’ai pris le Psaume 91 et j’ai dit ‘Seigneur tu dis que celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut, repose à l’ombre du Tout-Puissant. Je dis à l’Éternel, mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie.’ Et je lui ai dit ‘je ne me suis jamais confié à quelqu’un d’autre qu’à toi. Mais j’estime que tout ce personnel médical, il est entre tes mains. Et voilà la proposition qu’ils m’ont faite’. J’ai pris le protocole. je l’ai pris en main, et je l’ai montré, comme si je le montrais à Dieu. Et je lui ai dis ‘si toi tu veux faire autrement, tu as cette nuit encore pour intervenir’. »

Le pasteur réussit à s’endormir en fin de nuit. Le matin, plus rien n’était pareil.

« À 6 heures, quand je me suis réveillé, de manière incroyable, c’était extraordinaire pour moi, j’ai eu une énergie, une force qui est venue en moi. Je ne peux pas vous l’expliquer. Mais cette force était telle que j’ai pu entièrement me laver. C’était pour moi un exploit. […] Les infirmières sont venues. Elles ont pris ma température. Je n’avais plus de température. À partir de ce jour-là, je n’ai plus jamais eu de température. »

Après les infirmières, le médecin est entré dans sa chambre d’hôpital pour lui parler du traitement.

« Elle me dit, ‘monsieur Peterschmitt, vous avez l’air bien’.  Et je lui raconte ce que je vous dis là. »

Après lui avoir donné son témoignage de la nuit passée, il lui demande de décaler de deux jours le début du nouveau protocole. Le médecin accepte, mais lui demande de diminuer la quantité d’oxygène dont il bénéficiait, en passant de 2 litres à 1 litre d’oxygène par jour, car c’était « le signe le plus probant ».

« Ils m’ont passé à 1 litre, et l’oxygénation dans le sang a continué à saturer à 95, 96, 97%, ce qui était très bien. »

La nuit suivante, pour la première fois depuis les premiers symptômes, il dort pendant 6 heures d’affilé. Le matin, ses constantes sont stables. Le médecin décide d’enlever l’oxygène. Son taux de saturation reste le même. Le lendemain, il sort de l’hôpital. De retour chez lui, Samuel va mieux de jour en jour.

Quand il parle de sa guérison, il pense à tous ses amis qui sont décédés.

« Ma guérison n’est pas le résultat d’une foi supérieure à quiconque. Ma guérison n’est que le résultat de la grâce de Dieu. J’ai des amis qui sont décédés, qui avaient la même foi que moi. Je considère juste, comme dans l’Épître aux Hébreux, au chapitre 11, ‘certains vainquirent, d’autres furent maltraités, d’autres furent décapités, eux dont le monde était indigne’. Et je tiens à cela. C’est important que l’on comprenne que c’est juste la grâce de Dieu, parce qu’Il veut encore que je continue, pour un plan que lui Il a. Mais je n’ai pas eu une prière de foi extraordinaire. C’était plutôt le cri d’un malade. Et je veux vraiment que la mémoire de mes amis qui sont partis soit honorée. Ils avaient la même foi que moi. »

Nous remercions Samuel Peterschmitt pour le temps qu’il nous a accordé pour réaliser cette interview.

M.C.

Crédit Image : YouTube

 

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