Un an après l’attentat de Nice : « J’ai touché du doigt le mystère d’un Dieu présent dans la mort »

Il y a un an, un islamiste attaquait au couteau des fidèles de la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice. Un an après, le curé témoigne.

Le 29 octobre 2020, Vincent Loquès, 55 ans, père de 2 enfants, Simone Barreto-Silva, 44 ans, mère de 4 enfants, Nadine Devillers, 60 ans, succombaient à leurs blessures, victimes de l’attaque au couteau d’un islamiste, dans la basilique de Notre-Dame de l’Assomption à Nice.

Un an après, le père Franklin Parmentier, curé de la basilique, revient pour Vatican News sur cette année de résilience.

Le curé commence par expliquer que la traversée de cette épreuve s’est faite différemment selon les paroissiens, qui plus est en période de confinement et de couvre-feu. Si certains « ont voulu revenir tout de suite dans la basilique pour dire qu’il fallait qu’elle redevienne ce lieu de prière”, d’autres ont eu besoin de plus de temps. Franklin Parmentier pense également aux “personnes qui sont malheureusement toujours atteintes par ce qu’il s’est passé, qui ont du mal à rentrer dans la basilique ».

Le prêtre évoque ensuite les « grâces » divines. « Plutôt que de voir de la division et de la haine », affirme-t-il, « Dieu nous a invités à être en communion, témoins d’amour et de vie ».

Pendant le confinement, la basilique est restée ouverte tous les jours et les messes y ont été célébrées.

« Ce retour dans la basilique nous a permis d’accueillir les autres, personnes croyantes ou non-croyantes, qui sont venues. Certaines restaient sur le pas de l’église, d’autres entraient, pour mettre un cierge, un bouquet de fleurs, rendre un hommage, ou simplement prier. Nous avons eu à cœur également de faire en sorte que la basilique soit toujours éclairée, lumineuse, belle. Car face à l’horreur, le beau permet à l’homme de retrouver sa place. »

Face à cet attentat « extrêmement violent », le père Franklin Parmentier a une pensée pour les chrétiens persécutés qui « vivent cette confrontation avec le mal ».

« Là, j’ai touché du doigt -et je n’ai pas été le seul- le mystère d’un Dieu présent dans la mort. Nous avons vécu la liturgie de cette année avec une force beaucoup plus grande. Les temps en communauté nous ont aussi aidés à nous débarrasser du superficiel. Beaucoup de petites querelles, comme il peut en avoir en paroisse, ont disparu parce qu’il y avait quelque chose de plus fort que nous étions appelés à vivre. »

M.C.

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