Un prédicateur de rue malmené par la police pendant le confinement, a été indemnisé en Angleterre

Pendant le confinement, Dominic Muir, dirigeant d’une organisation caritative chrétienne, prêchait dans la rue à l’aide d’un mégaphone depuis l’arrière de son camion avant d’être violemment interrompu par un officier de police. Il vient d’être indemnisé par la police pour dommages et intérêts. 

Dominic Muir, directeur de deux organismes de charité chrétiens « Now Believe » et « Jesus Fields », a souhaité partager l’évangile depuis l’arrière de son camion pendant le confinement.

La scène a été filmée, on peut voir Dominic Muir dans une rue presque déserte du centre ville de Blandford Forum dans le Dorset le 22 avril 2020, debout à l’arrière de son véhicule avec un microphone. Après avoir chanté le célèbre « Amazing Grace » (Grâce infini), il a voulu partager un court message d’encouragement.

Rapidement, il a été interrompu par un policier qui lui a indiqué qu’il n’était pas autorisé à être là, rapporte l’association anglaise Christian Concern.

Le prédicateur aurait poliment indiqué à l’agent de police qu’il avait simplement besoin de quelques minutes.

Après avoir prêché pendant trois minutes, l’officier est intervenu, déclarant : « le temps est écoulé ! ». Il est alors monté dans le camion, enfreignant les règles de distanciation sociale et a violemment attrapé Dominic Muir par le bras gauche. Celui-ci a été forcé de partir.

Grâce au soutien du Christian Legal Center, une organisation qui propose un soutien juridique aux chrétiens du Royaume-Uni qui estiment avoir subi une discrimination en raison de leur religion, la police vient de verser 1 250£  de dommages et intérêts au prédicateur de rue.

Les avocats ont fait valoir que l’intention de l’officier était d’empêcher Dominic Muir d’exercer son droit légitime à la liberté d’expression, ce qui n’était pas interdit par le règlement en vigueur pendant le confinement.

Dans la vidéo où Dominique Muir expose les faits, il explique que si il a respecté « la distance sociale » pendant la pandémie mais qu’il avait également « un travail légitime à faire » qui est de « prêcher l’évangile ». Le prédicateur ajoute que c’est d’autant plus vrai dans le contexte du confinement où beaucoup de personnes sont touchées par la solitude et la dépression.

A la suite de cette histoire, Andrea Williams, directeur général du Christian Legal Center, a déclaré que « le ministère chrétien à l’église ou dans la rue n’aurait jamais dû être considéré comme ‘non essentiel’ ni comme un problème qui devait disparaître pendant le confinement ».

« Dominic Muir n’avait pas enfreint les restrictions de verrouillage. Il chantait et prêchait l’espérance de Jésus-Christ à l’arrière de son camion à une époque de grande incertitude et de besoin pour beaucoup. »

C.P

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