Violences contre un pasteur en Inde : « Ils se relayaient pour me sauter dessus »

« Ils n’ont pas dit un mot et m’ont simplement pris par le col de ma chemise et m’ont traîné à l’extérieur de la maison. Ils m’ont poussé, m’ont tenu par les jambes et m’ont traîné sur la route et ont commencé à me battre. »

Le pasteur Devendhrappa Jamalappa Lamani a été pris en charge dans un hôpital de l’État du Karnataka en Inde, après avoir été attaqué par une vingtaine d’animistes tribaux dans le village d’Abbigeri.

Le 3 janvier, le pasteur étudiait la Bible avec trois familles chrétiennes aux alentours de 18 heures, lorsqu’une foule est venue les agresser. Il raconte auprès de Morning Star News :

« Ils n’ont pas dit un mot et m’ont simplement pris par le col de ma chemise et m’ont traîné à l’extérieur de la maison. Ils m’ont poussé, m’ont tenu par les jambes et m’ont traîné sur la route et ont commencé à me battre. Ils m’ont dit à plusieurs reprises qu’il valait mieux pour moi mourir que de vivre une vie déloyale en corrompant l’esprit de la population de Banjara avec les enseignements de Jésus. »

Les assaillants se sont relayés pour le frapper :

« Chacun d’eux se relayait pour me sauter dessus, me donner des coups de pied et me frapper. C’était comme dans les films, quand les méchants attaquent. Ils me battaient comme des lutteurs professionnels. »

Le chef du village est arrivé et a demandé à la foule d’arrêter, affirmant que les pasteur pourrait mourir s’ils continuaient.

Conduit à l’hôpital, le pasteur souffre toujours de douleurs à la poitrine, a des problèmes d’audition, n’est plus capable de bouger la main gauche, ni d’utiliser sa mâchoire.

Après avoir refusé la première plainte des chrétiens, la police a accepté d’enregistrer un premier rapport d’information à l’encontre des 6 assaillants que le pasteur pouvait nommer. Ils sont accusés d’intimidation criminelle (article 507 du code pénal indien), insulte destinée à provoquer (article 504), émeutes ( Article 147), intrusion à domicile (article 448), être membre d’un rassemblement illégal (articles 143 et 149), causer volontairement des blessures (article 323) et des voies de fait ou l’utilisation de la force criminelle pour outrage à la pudeur d’une femme (article 354).

Mais le pasteur est désormais aussi faussement accusé d’outrage à la pudeur d’une femme. Il affirme pourtant ne pas connaitre « la femme dont ils ont mentionné le nom dans la plainte ». Le pasteur et trois autres personnes qui ont tenté de venir à son aide sont également accusés d’intimidation criminelle (article 506), incitant une personne à croire qu’elle sera condamnée objet de mécontentement divin (article 508), blessures volontaires (article 323), immobilisation indue d’une personne (article 341), ou encore insulte visant à provoquer une rupture de la paix (article 504).

Devendhrappa Jamalappa Lamani dit désormais prier chaque jour pour ses agresseurs :

« Ma femme et moi nous souvenons des assaillants chaque jour dans nos prières. Nous sommes convaincus que le Seigneur les tournera vers lui un jour. »

M.C.

Crédit image :Morning Star News

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