Israël a demandé mercredi au Royaume-Uni de prendre des actions d'urgence pour protéger la communauté juive, après une attaque au couteau à Londres dans laquelle deux personnes juives ont été blessées.
"Le gouvernement britannique ne peut plus prétendre que la situation est sous contrôle", a déclaré le ministère israélien des Affaires étrangères sur X, en appelant à des "mesures décisives" et "en urgence", alors que la communauté juive de Londres a été ciblée plusieurs fois ces derniers temps. Après cette nouvelle "attaque antisémite", les "mots ne suffisent pas à affronter ce fléau", a déclaré un peu plus tard le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon le compte X de son bureau.
"Nous demandons et attendons des actions de la part du gouvernement britannique pour protéger les Juifs d'Angleterre", a-t-il ajouté. "Dans l'une des grandes capitales occidentales, il est désormais dangereux de marcher dans la rue en tant que Juif", a de son côté réagi le président israélien Isaac Herzog, dénonçant une situation "inacceptable" et se disant "horrifié" par l'attaque. "Il est temps que le monde se réveille et de combattre cette vague de haine des Juifs par tous les moyens possibles", a-t-il ajouté sur X.
Les victimes, un trentenaire et un septuagénaire, selon la police britannique, ont été poignardées à Golders Green, quartier où vit une importante communauté juive. Plusieurs incendies et tentatives d'incendies criminels avaient déjà visé ces dernières semaines des lieux liés à cette communauté dans le nord-ouest de la capitale britannique, sans faire de blessés jusqu'à présent.
La première de ces attaques à caractère antisémite a eu lieu fin mars contre des ambulances de l'organisation juive Hatzola, gérant un service d'urgence bénévole à Golders Green. D'autres ont visé une synagogue dans le quartier de Harrow ou encore le local d'une organisation caritative juive.
Ces événements ont accru l'inquiétude de la communauté juive au Royaume-Uni, déjà traumatisée par l'attaque contre une synagogue de Manchester le 2 octobre 2025. Deux fidèles avaient alors été tués et trois autres grièvement blessés.
La Rédaction avec l'AFP