Les Églises catholiques des pays participants ont lancé le 12 juin un appel commun aux dirigeants politiques pour "construire des ponts pour la paix, la justice et la dignité humaine".
"Le G7 porte une responsabilité particulière à l'égard du bien commun mondial. Aussi, les décisions prises par ses États membres ont des conséquences directes sur les peuples, sur la stabilité internationale et sur l’avenir des jeunes générations", affirment dans un communiqué les présidents des épiscopats des pays concernés (Allemagne, Canada, Etats- Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), qui pour l'occasion ont constitué un collectif inédit baptisé "Church 7".
"Face aux tensions géopolitiques croissantes et à l’affaiblissement progressif de l’ordre international, nous appelons les États du G7 à réaffirmer leur engagement en faveur d’un multilatéralisme authentique", ajoutent-ils.
A Evian, les Européens vont tenter de combler le fossé qui les sépare de Donald Trump sur les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine.
Les responsables religieux plaident aussi, sur l'intelligence artificielle, pour "établir des règles internationales claires afin que les nouvelles technologies soient mises au service de la personne humaine et du bien commun" via une "gouvernance humaine et démocratique" et "des principes éthiques clairs".
Le collectif appelle aussi les dirigeants du G7 "à "prendre des mesures courageuses et véritables pour accélérer une transition écologique juste" face au changement climatique.
"Les migrants et les réfugiés doivent toujours être accueillis avec dignité et humanité", ajoutent-ils, tout en reconnaissant "la responsabilité légitime des États de préserver le bien commun".
La Rédaction (avec AFP)