L'archevêque aux armées des États-Unis a declaré publiquement qu'il s'opposait à la diffusion en direct de l'exécution par peloton de Nidal Malik Hasan, auteur de l'attaque de Fort Hood en 2009. Il a également "imposé" aux soldats catholiques affectés au peloton de demander à être dispensés.
"J’impose à tout catholique affecté au peloton d’exécution de demander à être dispensé de participer à cet acte contraire à l’enseignement de l’Église."
Dans une déclaration publiée le 12 octobre, l'archevêque Timothy Broglio, qui veille à l’accompagnement spirituel des militaires catholiques américains, a imposé aux soldats catholiques de ne pas participer à l'exécution de Nidal Malik Hasan.
Ancien psychiatre de l'armée américaine, le terroriste avait tué treize personnes non armées, dont douze soldats, à Fort Hood en 2009, et blessé des dizaines d'autres. Le 6 octobre dernier, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a annoncé qu'il serait exécuté par un peloton d'exécution de l'armée. Deux jours plus tard, le secrétaire à la Défense a déclaré que l'exécution serait diffusée en direct. La date de l'exécution a été fixée au 3 décembre prochain, sur les lieux de la tuerie.
L'archevêque s'est alors joint à la Conférence des évêques catholiques du Texas, qui a exprimé sa désapprobation quant à la diffusion en direct de cette exécution. Après avoir exprimé sa "sincère sympathie" aux familles et aux proches de ceux qui ont perdu la vie dans l'attaque de Fort Hood, l'archevêque a réaffirmé "l'opposition de l'Église catholique à la peine capitale".
"Le Catéchisme était déjà clair et le pape François l'a rendu encore plus clair. La dignité de la personne humaine est à nouveau en jeu. "
"Voulons-nous vraiment imiter les terroristes ?", s'est interrogé l'archevêque, qui évoque "un spectacle public" susceptible de nuire à l'image de l'armée américaine, qui jouit, selon lui, "d'une bonne réputation dans le monde".
Mélanie Boukorras