Le vendredi, c'est poisson dans les foyers catholiques observants de Pologne, mais l'archevêque de Varsovie a levé l'interdit du barbecue pour le 1er mai cette année, qui ouvre un long week-end de réunions familiales.
D'autres diocèses ont pris les devants et décidé de dispenser leurs fidèles de faire maigre ce jour-là, conscients du fait que la tradition ne résisterait pas aux tentations de faire griller une pièce de viande par un beau jour de printemps.
Cette année "le vendredi 1er mai marque le début du week-end de mai, c'est-à-dire une série de jours de congé propices aux réunions familiales et sociales et permettant de vivre pleinement les fêtes pascales", a constaté l'archevêque de la capitale, Adrian Galbas.
"Après avoir considéré des raisons pastorales, j'accorde par la présente, conformément au canon 87 § 1 du Code de droit canonique, la dispense de l'abstinence de viande le vendredi à toutes les personnes résidant dans les limites de l'archidiocèse de Varsovie", a-t-il ajouté dans une déclaration obtenue samedi par l'AFP.
Le canon 87 § 1 du Code de droit canonique disponible sur le site du Saint-Siège permet à un évêque de "dispenser les fidèles des lois disciplinaires tant universelles que particulières portées par l'autorité suprême de l'Église" s'il le juge "profitable à leur bien spirituel".
Patrie du pape Jean-Paul II, la Pologne reste un bastion du catholicisme en Europe même si la pratique et les vocations y déclinent.
Si environ trois Polonais sur quatre se déclarent de culture catholique, seulement un sur trois dit assister à la messe dominicale, moitié moins qu'au début des années 1980.
La Rédaction (avec AFP)