Echo 2026 : Rencontre avec Davy Andersonn, directeur musical

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Le congrès ECHO 2026 a rassemblé plus de 9 000 participants au Zénith d’Auvergne du 15 au 17 mai derniers. InfoChrétienne vous propose de découvrir plusieurs acteurs de cet événement, présents dans les coulisses ou sur la scène. Après Samuel Tricoire, le directeur de ce rassemblement et Pyou coordinateur à la réalisation vidéo sur les écrans géants, aujourd'hui rencontre avec Davy Andersonn, directeur musical.

  • InfoChrétienne : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et expliquer votre rôle à Echo ?

Davy Andersonn : J’ai été directeur musical et guitariste lors de ce grand rassemblement. En parallèle, je travaille dans le secteur commercial et en indépendant dans la production musicale.

Pour ce congrès, j’ai coordonné toute la partie musicale ainsi que le sound design. Mon rôle auprès des musiciens, des chanteurs, des coordinateurs et des techniciens était d’assurer une liaison fluide entre les différents pôles. J’ai également veillé à la cohérence musicale et sonore : cela va de la vision initiale de la direction d’Echo en amont du congrès, jusqu’à sa réalisation en live, en passant par les arrangements.

  • InfoChrétienne : Tout au long du week-end, il y avait des temps musicaux très différents : adoration, célébration, concerts urbains… Comment avez-vous pensé cette diversité musicale lors des plénières ?

Davy Andersonn : Echo a rassemblé plus de 9 000 personnes venues de toute la France et d’ailleurs ; il fallait donc que chacun puisse s’y retrouver. Dans l’équipe, nous avons tous des inspirations musicales différentes, et c’est justement ce qui a rendu ces temps encore plus profonds : chacun a pu apporter sa propre touche. La louange a résonné dans tous les espaces du Zénith à travers une grande diversité de styles.

Le but était que chacun se sente libre de louer, d’adorer et de se réjouir avec une louange à la fois nouvelle et adaptée à sa sensibilité. C’était beau de voir que, malgré cette diversité, nous avions le même fil conducteur qui nous unissait : Jésus.

  • InfoChrétienne : Lors d’un concert, les participants retiennent surtout les paroles des chants qu’ils ont repris avec foi et ferveur, mais pourtant sans les instruments, elles n’auraient sans doute pas le même impact. Selon vous, la musique est-elle aussi un langage spirituel qui aide à se rapprocher de Dieu ?

Davy Andersonn : Oui, clairement. Pour moi, la musique est un langage à la fois émotionnel et spirituel. Je suis convaincu que chaque note, chaque accord et chaque arrangement peut permettre de vivre un temps fort sur le plan spirituel.

Lorsqu’une note est inspirée par le Saint-Esprit, elle a le pouvoir de libérer, de guérir et de toucher une personne de manière miraculeuse. C’est exactement ce qui se passait lorsque David jouait de la harpe et que Saül était apaisé. La musique accompagne les paroles, elle soutient les déclarations et les proclamations. Elle est aussi faite de silences, ces moments où les mots prennent parfois encore plus de force.

  • InfoChrétienne : En plus de ce rôle, vous êtes vous-même également musicien. De quel instrument jouez-vous ? Comment avez-vous réussi à gérer ces deux casquettes ?

Davy Andersonn : Toute la préparation en amont m’a permis de bien m’organiser afin de pouvoir me concentrer pleinement sur mon instrument, mais aussi sur les indications à transmettre aux musiciens, chanteurs, techniciens et topeurs.

Ce n’est jamais simple, car cumuler ces fonctions demande énormément de concentration et d’expérience. Heureusement, le fait de travailler avec une équipe aussi qualifiée, tout en connaissant les forces et les faiblesses de chacun, permet d’anticiper au maximum. Avec le temps, certains automatismes se créent, ce qui évite d’avoir à donner des consignes devenues évidentes pour l’équipe. C’est un gain de temps précieux, car il y a toujours des réajustements à faire en live, notamment lors des moments spontanés.

  • InfoChrétienne : Quel moment vous a le plus marqué ? 

Davy Andersonn : Je dirais le tout dernier chant du congrès. C’était un moment de pure unité. Malgré la fatigue, la joie d’être tous ensemble sur scène — avec les acteurs des différents pôles de louange, de la chapelle, du QG Ado, etc. — était incroyable.

Pouvoir se lâcher et simplement louer Dieu dans un moment de joie, sans filtre, c’était vraiment incroyable! 

Propos recueillis par Mélanie Boukorras

Crédit image :  Joëlle N. @jeraconteenpixels

Vendredi 29 mai, nous rencontrerons Sandra Kouamé, Mélissa Bo et Will Abritel, chanteurs lors d’ECHO 2026. Ils nous parleront des moments spirituels qui les ont le plus marqués durant les différents temps de louange, ainsi que des heures de préparation en amont du congrès.


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