Fin de vie : l'Église catholique interpelle les députés

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Les chefs de file de l'Église catholique en France ont interpellé le 29 juin les députés sur un "vote en conscience" concernant la proposition de loi sur la fin de vie qui va "engager durablement notre société".

Dans un court communiqué, la présidence de la Conférence des évêques de France (CEF) "appelle les députés à mesurer la portée de leur décision" à l'heure du vote solennel.

Après avoir terminé samedi leur troisième examen du texte, les députés s'apprêtent à voter dans l'hémicycle ce mardi, avant une adoption définitive du texte fixée au 15 juillet.

La présidence de la CEF souligne qu''"une loi engageant durablement notre société et la solidarité entre générations exigeait une véritable écoute, un réel pluralisme et des débats à la hauteur de l'enjeu". "Or force est de constater que, jusqu'au terme de l'examen" du texte, "cette exigence n'a pas été au rendez-vous", déplore-t-elle.

Les députés "accepteront-ils d'ouvrir la voie à une législation qui permettra, demain, à toute personne d'avoir recours à l'euthanasie ou le suicide assisté?" s'interroge l'épiscopat.

Ou bien "choisiront-ils d'engager résolument la France sur le chemin de l’accompagnement de la vie dans la dignité, (...) en garantissant l'effectivité des soins palliatifs?"

"De ce choix découlera, pour une part notable, le modèle à venir de notre société", affirment les évêques, qui soulignent un "vote en conscience".

Dans une vidéo, le vice-président de la CEF, Mgr Vincent Jordy, déplore aussi "un basculement anthropologique" qui aura "un effet sur les soignants" et "va toucher les plus fragiles".

"Cette loi, faisons très attention aux effets qu'elle va avoir", avertit-il, en lançant aux députés "un appel à la conscience et à la responsabilité".

Dans une interview au Figaro lundi, l'évêque de Nanterre Matthieu Rougé avertit que de nombreux établissements de santé d'origine chrétienne "vont peut-être devoir fermer leurs maisons et quitter notre pays par fidélité à leur projet éthique", en l'absence de clause de conscience collective pour les personnes morales.

Promesse phare du second quinquennat d'Emmanuel Macron, la proposition de loi crée un droit à l'aide à mourir accessible sous conditions à certains malades atteints d'une affection grave et incurable.

La Rédaction (avec AFP)

Crédit image : Shutterstock / Victor Velter

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