La police nigériane a annoncé le 14 avril avoir arrêté un gang de 33 hommes soupçonnés d'avoir enlevé, en novembre, 38 personnes dans une église de l'État de Kwara, dans le centre du Nigeria.
Au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique divisé entre un nord principalement musulman et un sud majoritairement chrétien, les attaques de criminels dans les lieux de culte sont courantes. Ces raids ne sont motivés pour des raisons religieuses, les gangs armés appelés "bandits" pillant les biens des fidèles sur place.
Les "bandits" sillonnent la moitié nord du pays, pillant les villages, tuant leurs habitants ou les kidnappant pour obtenir des rançons. Églises et mosquées sont régulièrement ciblées.
Au moins deux fidèles ont été tués lors de l'attaque non revendiquée, lorsque des hommes armés ont pris d'assaut le bâtiment de l'Eglise apostolique du Christ à Eruku.
L'attaque est survenue lors d'une messe retransmise en direct, suscitant une vive émotion sur les réseaux sociaux. Les images montraient le service interrompu par des coups de feu et des fidèles en fuite, et laissaient entendre des cris à l'extérieur.
Les 38 fidèles ont tous été secourus quelques jours plus tard, sans que l'on sache si une rançon a été versée ou non aux ravisseurs.
Le porte-parole de la police nigériane, Anthony Okon Placid, a déclaré que les membres du gang arrêtés étaient également "responsables d'actes de terrorisme et de vol de bétail".
Plusieurs zones rurales de l'État de Kwara ont connu une recrudescence d'attaques violentes ces derniers mois, certaines étant attribuées à des groupes jihadistes.
Des hommes armés ont enlevé au moins 10 villageois dans la localité voisine d'Isapa environ une semaine après l'incident d'Eruku.
En février, des jihadistes ont tué au moins 162 personnes dans le village majoritairement musulman de Woro après que les villageois eurent refusé de "suivre leur idéologie".
La Rédaction (avec AFP)