Le 22 septembre, lors de la 63e session du Conseil des droits de l'homme, le représentant de l'Alliance évangélique mondiale (AEM) a pris la parole pour dénoncer les violences attribuées aux colons israéliens en Cisjordanie. Il a aussi appelé à garantir la protection des civils et, en particulier, des chrétiens.
C'est au nom des chrétiens évangéliques du Moyen-Orient que l'AEM a pris la parole pour faire part de "sa vive inquiétude face à l'escalade de la violence et des opérations militaires israéliennes menées par les colons en Cisjordanie occupée, qui contribuent à la dépossession et au déplacement des Palestiniens, y compris des chrétiens".
Dans sa déclaration, l'AEM appelle à faire cesser ces violences, à prévenir de nouvelles attaques et à garantir que leurs auteurs répondent de leurs actes. L'organisation a insisté sur la nécessité d'un cadre respectant le droit, la responsabilité des autorités et la dignité humaine, particulièrement pour les victimes les plus exposées aux violences. L'Alliance a rappelé les "incursions répétées de colons, les intimidations, les dégâts matériels, les incendies et les tentatives d'accaparement de terres privées", soulignant en particulier les difficultés du village de Taybeh, dernier village à majorité chrétienne en Cisjordanie.
Dans sa déclaration, l'organisation a rappelé qu'"en tant que chrétiens, nous croyons que chaque personne a une dignité égale et le droit de vivre en sécurité et en paix sur sa terre".
Herveline Urcun