Une messe commémorative s'est tenue dans la paroisse de la Sainte-Famille à Gaza, le 19 juillet dernier, un an après qu'une frappe israélienne a touché l'édifice, faisant trois morts. Dans un contexte humanitaire toujours dramatique, l’église locale tente de maintenir ses actions auprès des familles et des enfants gazaouis.
Un an après la frappe contre la paroisse de la Sainte-Famille à Gaza, qui a eu lieu le 17 juillet 2025, une messe commémorative a été célébrée en mémoire des victimes, le 19 juillet dernier. Le père Gabriel Romanelli, curé de la région, a invité à prier "pour les âmes de ceux qui sont morts en ce triste jour", ainsi que pour les blessés, leurs familles et la paix dans la région. Cette célébration a ravivé le mauvais souvenir d'un bombardement qui avait bouleversé la communauté chrétienne et suscité une vive émotion internationale.
Malgré le cessez-le-feu en vigueur à Gaza, la situation reste extrêmement fragile. Trois jours avant cette messe, des opérations militaires israéliennes ont causé la mort de cinq personnes. Parallèlement, les conditions de vie des habitants continuent de se dégrader : près d’un million de personnes déplacées vivent encore dans des tentes ou des abris de fortune, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés. Les fortes chaleurs estivales aggravent cette situation, déjà marquée par le manque d’eau, d’électricité et d’infrastructures essentielles.
Le père Romanelli décrit un quotidien bouleversé par les destructions. Les routes sont endommagées, les moyens de transport sont rares et le prix du carburant rend les déplacements presque impossibles. Ces difficultés touchent directement les activités de la paroisse, notamment l’Oratoire Saint-Joseph, une école d’été destinée aux enfants du quartier et animée par des prêtres, des religieuses et des laïcs.
Les destructions touchent ainsi également le système éducatif. Le vicaire général du Patriarcat latin de Jérusalem pour Jérusalem et la Palestine, Mgr William Shomali, a rappelé que 80 % des infrastructures scolaires restent détruites.
" Il ne s’agit pas seulement des bâtiments, mais aussi des réseaux d’eau et d’électricité. De nombreuses écoles et universités n’existent plus."
Malgré ces difficultés, il prévoit de rouvrir en septembre l’école de la paroisse de la Sainte-Famille, qui pourrait accueillir près d’un millier d’enfants. Cette réouverture représente un signe d’espoir pour une population profondément marquée par la guerre. Selon Mgr Shomali, il est important de reprendre les études pour aider les jeunes à retrouver progressivement un cadre de vie plus stable et à surmonter les traumatismes du conflit.
Elormise Pierre