Plus de 1 000 personnes ont perdu la vie après les violentes inondations qui ont frappé l’Himalaya, tandis que près de 4 500 sont toujours portées disparues. Les communautés chrétiennes locales sont également durement touchées.
Le 1er septembre, les autorités népalaises ont annoncé un bilan de 987 morts après la crue dévastatrice survenue au Népal, à la frontière avec la Chine, cinq jours plus tôt. Ajouté aux seize victimes tibétaines, le bilan s’élève à plus de 1 000 morts. Pour l’heure, près de 4 500 personnes sont toujours portées disparues. Plusieurs centaines d’entre elles sont des touristes, des pèlerins ou des ouvriers étrangers.
En plus du bilan humain, les destructions sont nombreuses : bâtiments officiels, routes, habitations et églises. Les Églises chrétiennes népalaises du Royaume-Uni ont confié à Premier Christian News que de nombreux chrétiens ont été tués ou sont toujours portés disparus à la suite des inondations.
Les églises de Rasuwa et de Nuwakot ont perdu des dizaines de fidèles, tandis que leurs bâtiments ont été endommagés. En plus des destructions, les problèmes de communication liés au manque d’électricité et d’accès à Internet "rendent extrêmement difficile la collecte d’informations précises", a confié un membre d’International Christian Concern.
"Cela peut prendre plusieurs jours supplémentaires pour évaluer l’étendue complète des dommages et des pertes. En tant que ministère, nous surveillons de près la situation, cherchant à aider et à apporter des secours d’urgence aux familles touchées par les inondations."
Une attention d'autant plus importante que le pays,classé 46e dans l’Index mondial de persécution des chrétiens 2026 de l’ONG Portes Ouvertes, a connu une vraie progression du nombre de chrétiens, passant de 136 000 il y a une décennie à 512 000 en 2021. Malgré cette progression, la persécution cible les personnes converties de l’hindouisme au christianisme, qui subissent des pressions de leur entourage et des autorités locales.
"Les chrétiens, voire les églises, peuvent être attaqués par des extrémistes hindous. Il y a des cas de chrétiens battus, arrêtés et détenus. Les Églises traditionnelles et d’expatriés rencontrent moins de problèmes."
Mélanie Boukorras