Le 7 juin dernier, lors d’une rencontre avec le Pape Léon XIV à Madrid dans le cadre de sa visite apostolique en Espagne, l’acteur Antonio Banderas a partagé un témoignage personnel sur sa foi chrétienne et le rôle de l’art dans sa quête de vérité.
À l’occasion de la visite apostolique du pape Léon XIV en Espagne, l’acteur Antonio Banderas a partagé un témoignage personnel sur sa foi chrétienne lors d’une rencontre réunissant le Souverain Pontife avec des représentants du monde de la culture, de l’art et de la société civile de Madrid, le 7 juin.
L’acteur espagnol a confié avoir été "captivé par le sortilège de Dieu", une expression utilisée pour décrire le cheminement spirituel qui l’accompagne depuis son enfance. Il a expliqué que sa découverte de la foi est liée aux processions de la Semaine Sainte auxquelles il assistait lorsqu’il était plus jeune.
"Une question est née en moi alors que je n’avais que 4 ou 5 ans. Cette question tenait en un seul mot : Dieu."
Selon lui, cette interrogation fondamentale n’a jamais cessé de l’accompagner. Il a affirmé avoir trouvé des éléments de réponse à travers la foi transmise par sa famille, mais aussi grâce à l’exemple des habitants de sa ville natale.
Au-delà de son témoignage, Antonio Banderas a également évoqué le lien profond entre la foi et la création artistique. Face au pape Léon XIV, il a souligné qu’ils partageaient tous deux une même responsabilité : chercher à comprendre les complexités de l’âme humaine.
L’acteur a ainsi mis en avant la place centrale de Jésus-Christ dans l’histoire culturelle de l’humanité. Selon lui, le Christ demeure la figure la plus représentée de toute l’histoire de l’art et continue d’inspirer les artistes au fil des siècles.
"Dans toutes les formes d’art, le Christ demeure une présence constante, non comme une image répétée, mais comme une icône de paix, d’amour et de sacrifice, entourée d’un mystère inépuisable."
Il a toutefois insisté sur le rôle critique des artistes dans la société. À ses yeux, l’art ne doit pas seulement célébrer le beau, mais aussi questionner le monde, interpeller les consciences et parfois même exercer un regard critique sur la religion elle-même. Cette réflexion l’a conduit à affirmer que l’art doit demeurer un rempart essentiel pour préserver la profondeur de l’expérience humaine. Ainsi, il a averti que les intelligences artificielles risquent de nous éloigner d’une part de notre âme si elles ne sont pas utilisées avec discernement. Une déclaration qui rejoint la réflexion du pape, quelques jours seulement après la publication de l'encyclique Magnifica humanitas, portant sur la protection humaine à l'ère de l'intelligence artificielle.
"Nous devons continuer à créer et à partager. Nous devons continuer à poser des questions. Nous devons continuer à rechercher la beauté, certes, mais aussi la vérité. Car partout où nous osons poser des questions profondes, un chemin commence toujours ; un chemin qui peut nous conduire vers le spirituel, lequel n’est rien d’autre que la fraternité qui bat dans le cœur de chaque être humain et dans le cœur mystérieux de Dieu."
Elormise Pierre