Dans la nuit du dimanche 23 août au lundi 24 août, quarante-sept personnes ont été assassinées par une coalition de gangs criminels en Haïti. Parmi elles, vingt-deux s'étaient réfugiées dans une église.
Une "nuit de terreur". Les autorités haïtiennes ont condamné le meurtre d'au moins quarante-sept personnes dans la commune de Kenscoff, près de la capitale, Port-au-Prince à Haïti, dans la nuit du 23 au 24 août. Parmi les victimes, vingt-deux auraient été "exécutées dans l'enceinte d'une église où elles avaient trouvé refuge", a confirmé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un post publié sur X le 26 août.
De son côté, le maire de la ville, Jean Massillon, a expliqué qu'il s'agissait de personnes déplacées, rapporte The Daily Star.
"Les bandits ont perquisitionné un camp de personnes déplacées situé dans une église. Ils ont exécuté plusieurs personnes. Il y a des morts et des dizaines de blessés."
Les assaillants seraient membres d'une coalition de gangs criminels qui terrorise différentes zones entourant la capitale du pays. Le gouvernement a également qualifié ce drame d'"attaque odieuse". Le secrétaire de l'ONU a souligné "les conditions de sécurité alarmantes en Haïti", tout en rappelant "le besoin urgent d'intensifier les efforts de sécurité haïtiens et internationaux pour contrer les bandes", avant de conclure :
"Je réitère mon appel aux autorités haïtiennes pour qu'elles veillent à ce que les responsables de telles attaques soient tenus responsables."
Quelques heures seulement après cette tuerie, un groupe d'une soixantaine de personnes a été enlevé. Située au sud-est de la capitale haïtienne, la ville de Kenscoff est le théâtre d'affrontements et d'incursions de groupes armés depuis plusieurs mois, dont l'objectif est d'étendre leur territoire. Ce pays, le plus pauvre d'Amérique, souffre depuis de nombreuses années d'instabilité politique, de corruption, de violences de la part de gangs puissants et de catastrophes naturelles.
Mélanie Boukorras