Le Conseil œcuménique des Églises dénonce les attaques contre l’Ukraine

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Le 15 juin dernier, la Russie a lancé 70 missiles et 611 drones contre l’Ukraine, faisant plus de 11 morts et causant d’importants dégâts. En réaction, le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises a appelé Moscou à mettre fin à son "agression armée inacceptable" contre le pays.

Dans la nuit du 14 au 15 juin, la Russie a lancé 70 missiles et 611 drones sur l’Ukraine, faisant 11 morts et plus de 30 blessés. Dans un communiqué, le secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, Jerry Pillay, a dénoncé ces attaques et a appelé la Russie à mettre immédiatement fin à ce qu’il qualifie d’"invasion illégale et immorale" dans le pays.

Le secrétaire général a également demandé que toute la responsabilité juridique soit établie contre les auteurs des attaques visant des civils et des infrastructures civiles.

"Nous prions pour les fidèles qui se rendent à la laure des Grottes de Kiev, pour ceux qui participent aux efforts de secours et de restauration, pour toutes les victimes de la guerre, et pour un avenir où les lieux saints d’Ukraine et de la région pourront à nouveau servir uniquement de maisons de prière, de pèlerinage et de paix."

Au-delà du bilan humain, d’importants dégâts ont été causés à plusieurs immeubles résidentiels ainsi qu’à la cathédrale de la Dormition, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une destruction qui a profondément bouleversé Jerry Pillay, lequel a décrit cet édifice comme "un sanctuaire vivant où cohabitent des siècles de prière, de témoignage monastique et les reliques de saints", soulignant sa valeur spirituelle et historique.

Il a ensuite appelé la Russie et l’Ukraine à "faire preuve d’une retenue maximale" et à prendre toutes les mesures possibles pour protéger la dignité de la vie humaine, les civils, ainsi que les lieux de culte et le patrimoine culturel. Enfin, Jerry Pillay a exhorté les deux parties à rechercher une issue et à mettre fin au conflit.

Dans ce contexte, l’Ukraine a indiqué qu’elle pourrait accepter l’exigence russe de ne jamais rejoindre l’OTAN, mais refuse catégoriquement tout accord de paix impliquant l’abandon de territoires occupés par la Russie. Moscou maintient de son côté ses revendications sur ces régions, ce qui continue de compliquer les négociations.

Près de quatre ans après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, la Mission de surveillance des droits de l’homme de l’ONU en Ukraine (HRMMU) met en garde contre les violations des droits humains et les risques croissants pour les civils.

Elormise Pierre

Crédit Image : ShutterStock / Jose HERNANDEZ Caméra 51

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