Le Vatican a fait part le 20 août de ses "vives préoccupations" quant à l'application de l'accord cadre entre Israël et le Liban conclu fin juin sous l'égide des Etats-Unis, lors d'une audience accordée par le pape Léon XIV au président libanais Joseph Aoun.
"Le Saint-Siège, tout en se félicitant de la signature de ce document, a fait part de ses vives préoccupations face aux difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre, et a assuré de son soutien les efforts déployés dans ce sens", a indiqué le Vatican dans un communiqué.
Au premier jour de sa visite en Italie, M. Aoun a été reçu en audience privée pendant une trentaine de minutes par le pape américain, auquel il a demandé d'intensifier ses efforts diplomatiques pour mettre fin aux attaques de l'armée israélienne et obtenir son retrait du sud du pays, a annoncé la présidence libanaise.
Il s'agit de veiller "à ce qu'Israël respecte les termes" de cet accord "en mettant fin à ses attaques quotidiennes, en particulier celles qui ciblent les civils, les infrastructures et les villages du Sud-Liban", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
M. Aoun a également appelé le Vatican à "soutenir les efforts du Liban pour obtenir un retrait israélien complet des territoires libanais occupés" et le retour des milliers de déplacés.
Malgré le cessez-le-feu, Israël mène encore des frappes meurtrières au Liban. Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban ce qu'elles désignent comme une "zone de sécurité", sur une bande d'environ 10 kilomètres de large, le long de la frontière.
Lors de sa visite en Italie, M. Aoun doit aussi rencontrer vendredi la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de l'avenir de la force de maintien de la paix de l'ONU dans son pays, dont le mandat expire fin 2026.
Partenaire historique du Liban, le Saint-Siège joue un rôle actif tant sur le terrain via sa nonciature que dans les enceintes diplomatiques.
La Rédaction avec (AFP)