Le président argentin Javier Milei a estimé le 26 mai "hautement probable" une visite du pape Léon XIV dans le pays en novembre prochain, dans l'éventuel cadre d'une tournée sud-américaine évoquée ces derniers mois par les Eglises d'Uruguay et du Pérou.
"C'est hautement probable, sauf en cas de malheur. Les démarches du ministre (des Affaires étrangères argentin, Pablo) Quirno ont permis de cadrer des choses, afin de pouvoir le recevoir au mois de novembre en Argentine", a déclaré Javier Milei sur radio Mitre.
Le Vatican n'a rien officialisé quant à un éventuel voyage prochain de Leon XIV en Amérique latine, mais ce n'est pas la première fois que des responsables religieux ou politiques du continent y font allusion.
La semaine dernière, la Conférence épiscopale d'Uruguay (CEU) avait estimé qu'"il existe une forte probabilité que le Saint-Père visite l'Uruguay" cette année, sans préciser de date.
Une source du ministère uruguayen des Affaires étrangères avait indiqué à l'AFP "travailler" pour une visite en novembre.
L'archevêque de Buenos Aires Jorge Garcia Cuerva s'est pour sa part montré un peu plus réservé, considérant dans une interview diffusée mardi qu'"il y a de réelles possibilités qu'il vienne mais il faut être prudent (...) Nous devons attendre la confirmation du Vatican".
En début d'année, c'est l'Eglise catholique du Pérou qui avait exprimé l'espoir que le pape visite cette année le pays andin où il a passé une vingtaine d'années comme missionnaire, et dont il a acquis la nationalité.
Le président de la Conférence épiscopale péruvienne, Mgr Carlos Garcia avait estimé face à la presse qu'une visite de Léon XIV était "assurée à 80%".
L'Argentine, qui a reçu un pape, Jean-Paul II, pour la dernière fois en 1987, a espéré en vain pendant le pontificat de François (2013-2025), une visite de "son" pape, enfant de Buenos Aires et ancien archevêque de la capitale.
Dans les mois à venir, Léon XIV doit effectuer un voyage apostolique en Espagne début juin, puis une visite d'Etat en France du 25 au 28 septembre, annoncée mi-mai par le Vatican.
La Rédaction (avec AFP)