Lors d’une allocution le 22 juin, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission, moins de deux ans après son arrivée au pouvoir. En réaction, Sarah Mullally, archevêque de Cantorbéry, et plusieurs membres politiques de confession chrétienne ont pris la parole.
Sept Premiers ministres en dix ans. Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a annoncé sa démission le 22 juin lors d'une allocution devant Downing Street, à Londres, précisant qu'il resterait en poste jusqu'à la désignation de son successeur à la tête du parti britannique Labour.
"Toutes les décisions que j'ai prises ont eu pour objectif de faire passer en premier le pays que j'aime. C'est pourquoi je vais démissionner de mon poste de chef du Parti travailliste", a-t-il déclaré, la voix étranglée par les larmes. Starmer, sous pression croissante pour quitter le pouvoir depuis la victoire de son rival Andy Burnham lors d'une élection législative partielle la semaine dernière, était arrivé au pouvoir en juillet 2024.
Le travailliste Andy Burnham, qui a toutes les chances de succéder à Keir Starmer à Downing Street, a été investi comme député au Parlement de Westminster, à Londres, étape nécessaire pour prendre la tête du Labour et devenir Premier ministre.
Réactions religieuses et politiques
Malgré cet énième changement politique, Sarah Mullally, archevêque de Cantorbéry, s'est dit "reconnaissante" du travail mené par Keir Starmer au Royaume-Uni et à l'étranger et lui souhaite une "bonne chance" pour cette période de transition.
"Alors que Sir Keir Starmer se prépare à quitter ses fonctions, je suis reconnaissante de son service à notre pays et de son leadership en période de grands défis au pays et à l'étranger. Comme toujours, je prie pour tous ceux qui se sont mis en avant pour le service public."
La députée travailliste de Hyndburn, Sarah Smith, qui s'est définit comme une "députée chrétienne" lors d'un entretien réalisé par Premier Christian, a également salué la carrière de l’ancien Premier ministre qui a servi le Royaume Uni "d'une manière vraiment significative".
"(Son discours) était une déclaration incroyablement digne, et un discours vraiment excellent, et résume vraiment Keir Starmer en tant qu'individu. C'est un homme bon qui est venu à ce travail pour les bonnes raisons et qui a servi notre pays d'une manière vraiment significative, et a changé notre parti."
De son côté, Ed Davey, chef des Libéraux-démocrates, s’est insurgé contre ce qu’il a qualifié de "manège sans fin de Premiers ministres". Le leader libéral-démocrate, qui a déjà affirmé sa foi chrétienne, a appelé le prochain dirigeant à "réparer" le pays.
"Cela signifie s'attaquer au coût de la vie grâce à un nouvel accord audacieux avec l'Europe, réformer les services d'aide à la personne afin de mettre fin à la crise du NHS et redonner du pouvoir aux citoyens en votant pour la réforme et en donnant davantage de contrôle aux communautés locales. Le prochain Premier ministre doit faire preuve de l'ambition que notre pays mérite."
Le 12 décembre 2025, Premier Christian News avait publié une interview exclusive avec Keir Starmer sur les valeurs chrétiennes et l’importance de l’Église dans le pays. "Je pense qu'elles [les valeurs chrétiennes] sont vraiment importantes pour deux raisons. D'une part, parce qu'elles encouragent ce sentiment de prendre soin des autres, de ne considérer personne comme perdu et de travailler afin que chacun puisse être soutenu et développer pleinement son potentiel", avait-il déclaré.
Mélanie Boukorras (avec AFP)