Bangladesh : abandonnée après son accouchement par son mari en raison de sa foi

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Chrétienne convertie, Sabina a été abandonnée par son mari sept jours après avoir accouché de leur fils, au Bangladesh, en avril dernier. Une situation, révélée par l'ONG Portes Ouvertes le 13 mai, qui illustre les difficultés persistantes rencontrées par ceux qui quittent leur religion pour suivre le Christ dans le pays.

À l’âge de vingt-neuf ans, Sabina (pseudonyme), chrétienne du Bangladesh, a donné naissance à un petit garçon en avril dernier. Mais seulement sept jours après l’un des plus beaux moments de sa vie, son mari l’a abandonnée en raison de sa foi. Il lui aurait dit qu’il ne souhaitait pas rester marié à une chrétienne.

"Je vis maintenant avec mon frère et ma mère, qui ne sont pas croyants", a confié la jeune femme sans emploi à l’ONG de défense des chrétiens persécutés Portes Ouvertes.

"La situation financière de mon frère n’est pas bonne et je suis devenue une charge supplémentaire pour eux. Je ne sais pas comment je vais survivre seule avec mon enfant, ni comment je vais persévérer dans ma foi en Dieu."

Le parcours de foi de Sabina a commencé il y a environ cinq ans, alors qu’elle travaillait dans une structure sociale chrétienne. Elle a ainsi commencé à découvrir Jésus. C’est également à cette époque qu’elle s’est mariée avec cet homme, "espérant une vie d’amour et de stabilité", témoigne l’ONG.

Après l’obtention de son diplôme, elle quitte son précédent travail. Devenue mère au foyer, elle rencontre un évangéliste au stand de thé de son mari. Alors que celui-ci lui demande de partir, Sabina, elle, s’intéresse à ses propos. Elle finit par accepter le Christ dans son cœur et commence à se rendre en secret à l’église, contre l’avis de son mari, qui lui avait interdit de se convertir et de revoir l’évangéliste.

Au Bangladesh, classé 33e dans l’Index mondial de persécution des chrétiens 2026, "les convertis de l’islam, du bouddhisme, de l’hindouisme et de l’animisme tribal sont les plus exposés aux discriminations".

"Bien que les conversions soient légales au niveau de l’État, les convertis peuvent subir de fortes pressions et même des violences de la part de leur communauté locale." 

Une aide d’urgence pour Sabina et son bébé a été accordée par les partenaires locaux de Portes Ouvertes. L’organisation appelle à prier pour que "Dieu pourvoie aux besoins quotidiens" de cette famille et "qu’elle demeure ferme malgré le doute et les difficultés".

Mélanie Boukorras

Crédit image : Portes Ouvertes

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