Face aux guerres, les religions réunies à Assise pour défendre la paix

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La Communauté religieuse de Sant’Egidio réunit depuis le 25 octobre en Italie des représentants des grandes religions, pour défendre le dialogue face à la guerre.

Une rencontre intitulée "La paix désarmée et désarmante", organisée par la Communauté religieuse de Sant’Egidio, a débuté le 25 octobre à Assise, en Italie. Plusieurs centaines de personnes sont présentes pour ce rassemblement, qui se tient jusqu’à ce mardi. Organisé en référence à la journée mondiale de prière lancée par le pape Jean-Paul II le 27 octobre 1986, l’objectif est de prier, d’échanger et de chercher des solutions face aux conflits mondiaux.

Des représentants catholiques dont le fondateur de la Communauté Sant’Egidio Andrea Riccardi et le cardinal Matteo Maria Zuppi qui préside les évêques italiens. Le grand rabbin de France Haïm Korsia et le représentant du bouddhisme Gijun Sugitani ont également participé aux échanges. Des personnalités non-religieuses comme le ministre indonésien des Affaires religieuses, Nasaruddin Umar et le politologue Olivier Roy ont également pris la parole.

Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté Sant’Egidio, rappelle qu’à l’époque de la guerre froide la paix restait tout de même une priorité pour les pays internationaux. Selon lui, les croyants ont une force qu’il faut exploiter :

"Le dialogue peut désarmer le langage, s’il est belliqueux et menaçant. La prière peut obtenir cette paix que les hommes ne savent pas s'accorder eux-mêmes."

Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de traduire les paroles en actes. Le ministre indonésien a notamment insisté sur l’importance de passer à des actions concrètes. De son côté, le grand rabbin de France, a rappelé que la paix ne se résume pas à l’absence de guerre, mais qu’elle repose également sur la justice, la confiance et le respect de la dignité humaine.

La crise humanitaire au Soudan a été abordée par la militante soudanaise Hala Al-Karib. Elle a rappelé à quel point la notion de paix est importante surtout lorsque des populations souffrent. Pour rappel, il y a un an, un massacre a eu lieu à El Fasher, au Darfour. La ville avait été assiégée pendant environ 18 mois par les Forces de soutien rapide. D’après l’ONU, l’attaque a fait au moins 6 000 morts.

Mélicia Branco

Crédit image : Compte Instagram sant.egidio (2026)

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