Deux jours après une fusillade qui a coûté la vie à neuf personnes dans une église orthodoxe de Jordanie le 25 octobre, des centaines de personnes se sont réunies pour rendre un dernier hommage aux victimes.
Le 25 octobre, deux jours après l'attaque qui a coûté la vie à neuf personnes dans l'église orthodoxe grecque Saint-Georges, dans le sud de la Jordanie, des centaines de personnes se sont rassemblées pour les funérailles. Les cercueils, recouverts de drapeaux jordaniens, ont été enterrés dans un cimetière du village de Hamoud, où s'est déroulée l'attaque.
"À cet endroit où cet horrible crime a été commis, nous apportons un message d'amour, de paix et de réconfort", a déclaré le prêtre Yuhanna Hamati. "Un message que nous envoyons au monde entier", a-t-il ajouté.
"Les trois terroristes responsables de l'attaque" ont été arrêtés le 26 octobre selon la télévision d'État jordanienne. "Ils ont tous les trois été blessés lors d'un affrontement armé, tandis qu'aucun membre des forces de sécurité n'a été blessé", a-t-elle précisé sur X.
Le gouvernement jordanien a mené des frappes aériennes dans le sud de la Syrie, le même jour. Selon le ministre des Télécommunications, Mohamed al-Momni, "plus de 20 combattants du groupe État islamique" ont été tués et "un important dépôt d'armes de l'organisation" a été détruit. De son côté, le gouvernement syrien, a annoncé la mort d'au moins sept personnes, dont trois enfants.
Le christianisme est minoritaire dans le pays, représentant environ 2 à 3 % de la population. Parmi les chrétiens figurent des orthodoxes grecs, des catholiques, des orthodoxes arméniens et des protestants. La région où s'est déroulée l'attaque abrite une communauté chrétienne historiquement implantée.
Mélanie Boukorras