Metz : les dirigeants des 26 autres pays de l'UE invités au discours du pape sur l'Europe

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Les chefs d'État et de gouvernement des 26 autres pays de l'Union européenne ont été invités à assister au discours du pape Léon XIV sur l'Europe à Metz, qui sera introduit par Emmanuel Macron, a annoncé le 22 septembre l'Elysée.

Au dernier des quatre jours de sa visite apostolique en France, le pape se rendra à Metz, dans l'est du pays, où il prononcera notamment un discours intitulé "Aux racines de l'Europe pour la paix et l'unité" au centre des congrès Robert-Schuman, du nom d'un des pères fondateurs de l'union politique européenne.

Le président français sera aussi présent à cette séquence, et introduira ce discours par sa propre intervention "sur le thème de la construction européenne comme modèle pour la paix", a fait savoir l'Elysée à la presse.

À cette occasion, "c'est un format européen qui a été privilégié pour les invitations qui ont été envoyées" aux représentants des institutions de l'UE et aux chefs d'État et de gouvernement des 26 autres pays membres, a expliqué un conseiller.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont la présence a pu être évoquée par des médias, n'en fait donc pas partie. La présidence n'a pas été en mesure de fournir la liste des dirigeants qui ont confirmé leur présence à ce stade. Emmanuel Macron et son épouse accueilleront le 25 septembre Léon XIV à son arrivée à l'aéroport parisien d'Orly, avant de le recevoir au palais de l'Elysée pour un tête à tête entre les deux hommes et leurs discours devant les autorités politiques, le corps diplomatique et la société civile.

Pendant la visite papale, de vendredi à lundi, le chef de l'État français n'assistera à aucune messe, mais sera "représenté par le Premier ministre" Sébastien Lecornu, ainsi que "par son épouse" Brigitte Macron, samedi place de la Concorde à Paris, a précisé la présidence. Le président avait assisté en 2023 à la messe du pape François au stade Vélodrome à Marseille, suscitant quelques critiques au nom de la laïcité républicaine. Les conseillers d'Emmanuel Macron ont tenu à minimiser les désaccords entre la France et le Vatican, rapportés par plusieurs médias, sur la préparation de cette visite.

Lors des visites d'État ou apostoliques, le protocole français propose un "paquet" complet à son invité, avec tout le cérémonial possible, qui est ensuite "adapté" au cas précis, a fait valoir l'un d'eux. Il a estimé que, par exemple, la revue des troupes aux Invalides ou la descente des Champs-Elysées escortés par la garde républicaine à cheval n'étaient "bien évidemment pas adaptée à la visite du pape". Le programme a été mis au point en toute "confiance", "dans la sérénité", et sans "aucune tension", a-il insisté.

L'Elysée a toutefois reconnu qu'Emmanuel Macron aurait souhaité "que le Saint-Père puisse rencontrer les rebâtisseurs" de la cathédrale Notre-Dame, qui l'ont reconstruite en cinq ans après l'incendie de 2019, mais a constaté que cela n'a "pas pu se faire" pour "des raisons d'agenda".

La Rédaction (avec AFP)

Crédit image : Shutterstock / saiko3p

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