Attentat de Trappes : le CNEF condamne le racisme et refuse la haine

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Le 23 octobre dernier, un homme de 26 ans a été tué et cinq personnes ont été blessées lors d'une attaque raciste à Trappes. Dans un communiqué, le Conseil national des évangéliques de France a dénoncé "toute forme de haine".

"Condamner le racisme, refuser la haine et briser la spirale de la violence."

Après l'attentat de Trappes, au cours duquel Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans, a été tué et cinq autres personnes blessées, le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a publié un communiqué le 29 octobre. Dans ce document, le CNEF se dit "choqué" de cette attaque raciste, qu'il condamne "comme toute forme de haine".

Lors d'une conférence de presse le 29 octobre, le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a annoncé que le suspect de l’attentat, Kevin T., avait ciblé des personnes "de type musulman, africain ou nord-africain" et choisi Trappes car il s’agissait, selon lui, d’un "repaire d’islamistes". Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste", avec comme circonstance aggravante que les faits auraient été commis "à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée", ainsi que pour association de malfaiteurs terroristes.

"Créé à l'image de Dieu, chaque être humain possède une dignité identique et inaliénable, quelle que soit son origine", a ajouté le CNEF, en rappelant que le racisme est "contraire à notre foi, aux convictions et valeurs que les protestants évangéliques tirent de l’Évangile". Ses membres ont exprimé leur "compassion" aux victimes et à leurs familles.

À la fin de ce communiqué, le CNEF a invité les Églises protestantes évangéliques à intercéder pour les victimes, la justice et la vérité, pour la ville de Trappes et pour les chrétiens de la région afin qu'ils deviennent des acteurs "courageux de dialogue et de solidarité". S'appuyant sur le verset de Romains 12,21, il appelle les chrétiens à "rompre" la spirale de la violence en surmontant "le mal par le bien".

Dans une vidéo publiée par le média Blast sur Instagram le 25 octobre dernier, la sœur cadette de Pengo Bossio Wangi s'était exprimée et avait exprimé sa douleur après la perte de celui qu'elle considérait comme "son jumeau". La jeune femme avait également évoqué sa foi chrétienne, une foi partagée par son frère. "C'était un amour, il était meurtri en voyant la douleur des autres (...) Il est mort tout seul", avait-elle poursuivi dans cette vidéo, où elle apparaissait profondément boulversée.

Mélanie Boukorras

Crédit image : Shutterstock / davidezambon (24 octobre 2026, Paris)


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